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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Trump nomme un ami des pétroliers à la protection de l’environnement

Scott Pruitt, ancien ministre de la Justice de l'Oklahoma, n'a qu'un désir : casser les réglementations sur les émissions polluantes.

Scott Pruitt (48 ans), nommé hier par Donald Trump à la tête de l’Agence de protection de l’environnement, a passé l’essentiel de sa carrière de ministre de la Justice de l’Oklahoma à se battre contre cette même agence. Spencer Platt/Getty Images/AFP

Le président élu Donald Trump a nommé, hier, à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) un fervent défenseur du secteur des énergies fossiles désireux de casser les réglementations sur les émissions polluantes, au risque d'anéantir des années d'efforts contre le réchauffement climatique.
Le nouveau chef de l'EPA, Scott Pruitt, un républicain de 48 ans, a passé l'essentiel de sa carrière comme ministre de la Justice de l'Oklahoma à se battre contre l'agence à la tête de laquelle il a été nommé. Il a mené une bataille judiciaire contre la réglementation de l'EPA visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques au charbon, en étroite liaison avec le secteur. « Depuis trop longtemps et de manière incontrôlée, l'EPA a dépensé l'argent du contribuable pour un programme anti-énergétique qui a détruit des millions d'emplois et nui aussi à nos formidables agriculteurs et beaucoup d'autres entreprises un peu partout », a fait valoir M. Trump en nommant M. Pruitt.
Le président élu avait promis durant sa campagne de défaire les lois et réglementations pour la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique, accusant Barack Obama (le président sortant) d'avoir déclaré la guerre au charbon, un sujet électoral sensible dans plusieurs États.

Esprit ouvert
M. Trump avait même indiqué son intention de retirer les États-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, de l'accord de Paris sur le climat signé fin 2015 par 192 pays. Or la position du deuxième plus gros pollueur de la planète est cruciale pour que l'accord puisse porter
ses fruits.
M. Trump a toutefois semblé modérer sa position après son élection, disant au New York Times qu'il « gardait un esprit ouvert » sur le sujet et reconnaissait « un lien entre les activités humaines et le changement climatique ». En campagne, le milliardaire avait qualifié le changement climatique de « canular » inventé par les Chinois, bien que le phénomène soit désormais avéré scientifiquement.
M. Trump avait longuement reçu lundi à New York l'ancien vice-président Al Gore, célèbre apôtre de la lutte contre le réchauffement climatique. Une conversation « intéressante » et « appelée à se poursuivre », a dit M. Gore après son entrevue avec M. Trump.
La bataille promet donc d'être frontale avec les écologistes, déjà sur le pied de guerre. M. Pruitt est « un conjuré connu du secteur des énergies fossiles » qui s'est engagé à « défaire les régulations fédérales et tout ce que l'administration Obama a accompli sur le front du changement climatique », a déploré hier Michael Burger, directeur du Sabin Center sur le climat à l'université Columbia. « Si Trump essaye de revenir sur la lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement, nous le combattrons dans les tribunaux, dans la rue et au Congrès », a promis Michael Brune, qui dirige le Sierra Club, une des plus grandes ONG américaines de défense de la nature.
(Source : AFP)

Le président élu Donald Trump a nommé, hier, à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) un fervent défenseur du secteur des énergies fossiles désireux de casser les réglementations sur les émissions polluantes, au risque d'anéantir des années d'efforts contre le réchauffement climatique.Le nouveau chef de l'EPA, Scott Pruitt, un républicain de 48 ans, a passé l'essentiel de sa carrière comme ministre de la Justice de l'Oklahoma à se battre contre l'agence à la tête de laquelle il a été nommé. Il a mené une bataille judiciaire contre la réglementation de l'EPA visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques au charbon, en étroite liaison avec le secteur. « Depuis trop longtemps et de manière incontrôlée, l'EPA a dépensé l'argent du contribuable pour un...
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