« On ne choisit pas pour conduire un bateau celui qui est de la meilleure maison », disait Pascal dans ses Pensées, tournant en dérision les privilèges hérités. Qu'aurait-il dit aujourd'hui s'il se réincarnait dans notre pays à la veille de la formation d'un gouvernement ?
En France, en décembre 1905, il y a plus d'un siècle, une loi fut votée séparant l'Église du pouvoir politique. Chez nous, cent ans plus tard, l'appartenance religieuse continue
de jouer un rôle primordial dans la vie politique.
Seule la compétence reste une option. C'est pour cela qu'un gouvernement alliant héritage, appartenance religieuse mais surtout capacités rend la tâche de Saad Hariri très ardue. Car nous savons d'avance qu'on est toujours obligé de prendre les mêmes, en changeant seulement leurs portefeuilles pour satisfaire leurs revendications, et on recommence. Puis vogue la galère !
Nos lecteurs ont la parole - Par Dolly Talhamé
Privilèges en héritage
OLJ / le 26 novembre 2016 à 00h00


On se sentira toujours beaucoup plus heureux quand on n’attend rien d'eux.
08 h 41, le 26 novembre 2016