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Moyen Orient et Monde - Usa

Trump prépare son gouvernement, Obama insiste sur l’unité du pays

L'élection du candidat républicain a déclenché des manifestations à travers les États-Unis.

Manifestation anti-Trump à Los-Angeles le 10 novembre 2016. Patrick T. Fallon/Reuters

Le nouveau président élu américain Donald Trump continuait hier de préparer son gouvernement, trois jours après son élection. Les républicains ont gardé le contrôle des deux chambres lors des élections, ce qui donne les coudées franches à Donald Trump pour gouverner. Parmi ses priorités : le renforcement des contrôles d'immigration, la baisse des impôts et la fin du système d'assurance santé difficilement mis en place par le président Barack Obama, qui couvre 22 millions d'Américains.
Sur ce dernier point, le président élu, qui avait promis pendant la campagne d'abroger purement et simplement Obamacare, a indiqué dans un entretien publié hier pour la première fois qu'il envisageait d'en conserver certaines dispositions. « Obamacare sera soit amendée, soit abrogée, soit remplacée », a assuré le dirigeant populiste dans un entretien au Wall Street Journal.
Le président élu, rejoint par son équipe de campagne, a passé la journée d'hier à préparer la transition depuis la tour Trump sur la 5e avenue à New York où il a ses bureaux et sa résidence. D'importantes mesures de sécurité y ont été mises en place avec l'installation de blocs de béton tout autour et une forte présence policière. « Journée chargée prévue à New York. Je vais bientôt prendre des décisions très importantes sur les gens qui vont diriger notre gouvernement », a tweeté le milliardaire républicain populiste. Le vice-président élu des États-Unis Mike Pence a pris en main l'équipe de transition chargée de mettre sur pied l'administration Trump, a annoncé quelques heures plus tard Donald Trump dans un communiqué.
Le gouverneur ultraconservateur de l'Indiana Mike Pence prend la place du gouverneur du New Jersey Chris Christie, affaibli par la condamnation de deux proches dans un scandale politique. M. Christie secondera M. Pence, tout comme l'ex-candidat à la présidentielle Ben Carson, l'ancien président de la majorité républicaine à la Chambre des représentants Newt Gingrich, le général à la retraite Michael Flynn, l'ancien maire de New York Rudy Giuliani et le sénateur Jeff Sessions. Figurent également Donald Trump Jr, Eric Trump et Ivanka Trump, ainsi que le président du Parti républicain Reince Priebus et le président de l'équipe de campagne de Donald Trump, Stephen Bannon, par ailleurs patron du site d'informations ultraconservateur Breitbart News. « La mission de notre équipe sera claire : constituer le groupe le plus hautement qualifié de brillants responsables capables de mettre en œuvre notre programme du changement à Washington », a expliqué M. Trump, cité dans le communiqué. Donald Trump, 70 ans, qui sera le plus vieux président à entrer à la Maison-Blanche, doit prendre ses fonctions dans 70 jours, le 20 janvier.
Il s'est aussi entretenu « environ 7-8 minutes » par téléphone avec le président français François Hollande. Les deux hommes ont « évoqué les sujets communs sur lesquels ils sont convenus de travailler pour clarifier les positions : la lutte contre le terrorisme, l'Ukraine, la Syrie, l'Irak et l'accord de Paris » sur le climat (COP21), a précisé l'entourage du président français.

Sujet central
La Maison-Blanche a, de son côté, annoncé hier que le président Obama rencontrerait la semaine prochaine, lors de son ultime voyage à l'étranger, les dirigeants allemand, français, britannique et italien à l'occasion d'une visite à Berlin, puis le président chinois Xi Jinping au Pérou, en marge du sommet de l'Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (Apec). « Nous nous attendons à ce que l'élection soit le sujet central dans tous les esprits », a déclaré Ben Rhodes, conseiller de M. Obama. Lors d'un discours au cimetière national d'Arlington, près de Washington, pour la Journée des anciens combattants, M. Obama a une fois encore insisté sur la nécessité d'unité du pays après cette élection. Cette « Journée des anciens combattants suit souvent une campagne politique durement combattue (...). Elle met à nu des désaccords dans tout le pays. Mais quand l'élection est terminée, nous cherchons des façons de nous rassembler, de nous reconnecter les uns avec les autres », a-t-il déclaré. M. Trump avait rencontré jeudi le président Obama dans le Bureau ovale, pour ce que le président américain a qualifié « d'excellente conversation ». M. Trump avait parlé de « grand honneur ».

Dans les bois
Après son élection surprise, à l'issue d'une campagne extrêmement violente qui a profondément divisé le pays, des manifestations anti-Trump ont encore émaillé, dans la nuit de jeudi à vendredi, une vingtaine de villes américaines, dont New York, Baltimore, San Francisco, Los Angeles. La plus violente à Portland (Oregon, nord-ouest) a rassemblé jusqu'à 4 000 personnes. Des manifestants ont brisé des vitres de magasins et de voitures, ont lancé des projectiles contre la police qui a interpellé 26 personnes après avoir parlé d'« émeutes ». Une autre est prévue aujourd'hui à New York. « Ce n'est pas mon président », scandaient des manifestants. « Je n'ai pas élu la haine à la présidence », pouvait-on lire sur des panneaux.
Dans une première réaction à ces manifestations, Donald Trump a écrit sur Twitter : « Je viens de connaître une élection présidentielle très ouverte et réussie. Maintenant, des protestataires professionnels, incités par les médias, manifestent. Très injuste. » Quelques heures plus tard, le président élu changeait de ton, rendant hommage, toujours sur Twitter, au caractère « passionné » des manifestants qui se rassemblent contre lui. « J'aime le fait que des petits groupes de manifestants la nuit dernière aient de la passion pour notre grand pays. Nous nous rassemblerons tous et nous serons fiers », a-t-il écrit.
(Source : agences)

Le nouveau président élu américain Donald Trump continuait hier de préparer son gouvernement, trois jours après son élection. Les républicains ont gardé le contrôle des deux chambres lors des élections, ce qui donne les coudées franches à Donald Trump pour gouverner. Parmi ses priorités : le renforcement des contrôles d'immigration, la baisse des impôts et la fin du système d'assurance santé difficilement mis en place par le président Barack Obama, qui couvre 22 millions d'Américains.Sur ce dernier point, le président élu, qui avait promis pendant la campagne d'abroger purement et simplement Obamacare, a indiqué dans un entretien publié hier pour la première fois qu'il envisageait d'en conserver certaines dispositions. « Obamacare sera soit amendée, soit abrogée, soit remplacée », a assuré le dirigeant...
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