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Économie - Liban - Automobile

Les importateurs se disent pénalisés par les carburants polluants

Appliquées depuis 1992, les normes européennes d’émission sont progressivement durcies, tous les 5 ans, dans le but de limiter au maximum les rejets polluants des véhicules neufs. Archives AFP

Le président de l'Association des importateurs d'automobiles au Liban (AIA), Antoine Boukhater, a alerté hier, dans un courrier, le ministre sortant de l'Environnement, Mohammad Machnouk, sur les difficultés rencontrées par les professionnels à importer les véhicules répondant aux dernières normes européennes antipollution.
« Tous les véhicules produits en Europe depuis 2015 sont conformes à la dernière norme européenne antipollution euro 6, et certains fabricants refusent que nous les importions au Liban, car les carburants disponibles sur le marché ne sont pas adéquats à leur utilisation optimale », explique à L'Orient-Le Jour Sélim Saad, conseiller à l'AIA. Il n'a pas souhaité préciser le volume des véhicules concernés, ni les pertes de chiffre d'affaires éventuelles pour les importateurs.
Appliquées depuis 1992, les normes européennes d'émission sont progressivement durcies tous les 5 ans dans le but de limiter au maximum les rejets polluants des véhicules neufs. Selon l'AIA, les moteurs adaptés à cet effet peuvent alors rencontrer certains problèmes techniques en cas d'utilisation d'un carburant à forte concentration de soufre.
« Dans les pays de l'UE, la limite est fixée à 10 ppm (partie par million) de soufre par litre (pour toutes sortes) de carburant. Or l'essence – à 95 ou 98 octanes – consommé par les automobiles au Liban contient quelque 500 ppm », regrette M. Saad.
« Si rien n'empêche l'importation au Liban d'essence à 10 ppm, les importateurs de carburants craignent qu'il ne soit pas compétitif face aux autres variantes, certes plus polluantes mais moins chères », concède auprès de L'Orient-Le Jour M. Machnouk. « La différence sera uniquement de 300 à 500 livres sur les 20 litres d'essence », nuance M. Saad. Actuellement, le prix des 20 litres d'essence à 98 octanes est de 23 100 livres, contre 22 500 livres pour l'essence à 95 octanes.
« Un décret-loi a été émis par le Conseil des ministres (publié au Journal officiel le 20 avril 2016) fixant un plafond de 10 ppm pour le litre d'essence, conformément aux engagements pris par le Liban à la Cop 21, et entrera en vigueur à partir de janvier 2017, indique M. Machnouk. Nous saluons cette mesure, mais il est important que les douanes puissent contrôler de manière concrète les carburants importés. Pour cela, un décret d'application doit être rapidement émis par le prochain gouvernement », insiste de son côté M. Saad.

Trois nouvelles marques automobiles sur le marché
La société Mecanica Group est devenue le concessionnaire exclusif de l'américain Humvee C, du français PGO et de l'iranien Saipa, a rapporté lundi le site businessnews.com.lb
Mecanica Group a été fondée il y a cinq mois dans ce but par l'homme d'affaires Boutros Frem, propriétaire de la holding B.E.F. Production.
Sa salle d'exposition à Jbeil sera officiellement lancée début décembre, mais les ventes sont assurées depuis septembre, explique le directeur général de Mecanica Group, Majed Khoury, à L'Orient-Le Jour. « Les ventes se concentreront sur Saipa, dont nous espérons vendre 1 750 modèles par an à des prix oscillant entre 8 400 et 19 900 dollars », explique-t-il, avant d'ajouter que les objectifs annuels de vente pour Humvee C et PGO sont respectivement de 10 et de 8 unités.

Le président de l'Association des importateurs d'automobiles au Liban (AIA), Antoine Boukhater, a alerté hier, dans un courrier, le ministre sortant de l'Environnement, Mohammad Machnouk, sur les difficultés rencontrées par les professionnels à importer les véhicules répondant aux dernières normes européennes antipollution.« Tous les véhicules produits en Europe depuis 2015 sont conformes à la dernière norme européenne antipollution euro 6, et certains fabricants refusent que nous les importions au Liban, car les carburants disponibles sur le marché ne sont pas adéquats à leur utilisation optimale », explique à L'Orient-Le Jour Sélim Saad, conseiller à l'AIA. Il n'a pas souhaité préciser le volume des véhicules concernés, ni les pertes de chiffre d'affaires éventuelles pour les importateurs.Appliquées depuis...
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