Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a évoqué les entraves aux investissements étrangers en Chine. Philippe Laurenson/Reuters
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a évoqué hier à Pékin les entraves aux investissements étrangers en Chine, au moment où les investissements chinois en Europe suscitent des inquiétudes.
« Les investissements chinois en Europe provoquent des débats, particulièrement en Allemagne », a observé M. Ayrault lors d'une rencontre avec des entrepreneurs français implantés en Chine. « Il ne faut pas avoir peur des investissements étrangers, mais il faudrait en même temps que nos propres investissements ne soient pas entravés » en Chine, a remarqué le ministre. Il doit s'entretenir aujourd'hui à Pékin avec de hauts responsables chinois.
« Il y a une réciprocité qu'il faut qu'on arrive à obtenir », a plaidé Jean-Marc Ayrault.
La polémique sur la frénésie d'investissements chinois en Europe a rebondi la semaine dernière avec la suspension en Allemagne du rachat de l'industriel Aixtron par le chinois Grand Chip Investment. Principal artisan de ce durcissement, le vice-chancelier et ministre allemand de l'Économie, Sigmar Gabriel, devrait évoquer cette question lors du voyage qu'il entame mardi en Chine. Les investissements chinois vers l'UE ont bondi de 44 % en 2015 à 20 milliards d'euros, le double des investissements européens vers la Chine.
« Pour Pékin, l'Europe est un banquet à profusion, tandis qu'à nous, (la Chine) réserve quelques plats et une soupe, et basta », a dénoncé le mois dernier le président de la Chambre de commerce de l'UE en Chine, Joerg Wuttke.
(Source : AFP)


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