Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a abordé samedi le problème de la sécurité au Liban, et en particulier à Baalbeck-Hermel, au cours d'une réunion qu'il a tenue avec les forces vives de la région. Capture d'écran.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a abordé samedi le problème de la sécurité au Liban, et en particulier à Baalbeck-Hermel, à l'occasion d'une réunion avec les forces vives de la région. Le leader chiite a souligné, pour justifier le thème de son intervention à deux jours de la séance parlementaire pour l'élection du président de la République, que si « le pays concentre son attention sur la présidentielle, cela ne justifie pas d’oublier d’autres sujets ».
« Ce qui s’est passé ces derniers mois est inquiétant et fait peur, a affirmé Hassan Nasrallah. Le nombre d'incidents survenus est inquiétant pour nous et pour les habitants de la région (Baalbeck - Hermel). Nous espérons que toutes les forces politiques de la région joindront leurs efforts pour faire face à ce dossier sensible, très important et très dangereux », a-t-il déclaré.
« La sauvegarde de la sécurité interne au Liban est très importante et nécessite un grand effort, a affirmé Hassan Nasrallah. La région doit être sûre, c’est une condition préalable qui devrait être satisfaite pour que l’on puisse parler de développement, de tourisme ou d’investissements. Si nous voulons qu’une région se développe, la première condition est la sécurité. La sécurité est comme la santé du corps humain ».
Le leader chiite a souligné que « nous sommes tous responsables de la réputation et de la dignité des habitants de la Békaa et il y a des personnes qui veulent nuire à la réputation de la région ». Il a ainsi affirmé que « l’Etat est responsable de la situation sécuritaire interne, mais aussi les citoyens ».
Le 16 novembre 2014, des individus poursuivis par la police et venus de villages chiites voisins de Btedii, localité maronite du caza de Baalbeck, avaient fait irruption dans une maison de ce village, tuant Nadima et Sobhi Fakhri, ces derniers ayant refusé de leur céder leur voiture. Ce crime a suscité une vive émotion dans la région et au niveau national. L'interrogatoire de trois personnes de la famille Jaafar, arrêtées dans le cadre du crime, a été reporté au 8 novembre.
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Pas d’alternative à l’État
Hassan Nasrallah a ensuite rejeté la théorie selon laquelle le fait d'améliorer l’économie d’une région influe sur sa sécurité. « Des crimes sont parfois commmis pour des questions de priorité de passage, d’autres en raison de tensions entre parents ou entre voisins, ou encore en raison de conflits politiques, a-t-il affirmé. Nous ne pouvons pas dire que si l’on se penche sur la situation économique il n’y aura plus de crimes ».
Hassan Nasrallah a appelé dans ce cadre à ne pas protéger les criminels ou les voleurs. « Ni leur famille ni leurs amis ne doivent les protéger, ils doivent au contraire les affronter, a-t-il déclaré. Il faut que le criminel assume la responsabilité de son acte. Il est inacceptable que quelqu’un d’autre assume son crime. Nous devons nous engager à remettre le coupable à l’État quelle que soit sa communauté, sa famille ou sa tribu, a-t-il poursuivi. De cette manière on évitera les réactions de la famille de la victime ainsi que les révoltes ».
« Nous devons demander à l’État libanais d’assumer ses responsabilités, a ajouté Hassan Nasrallah. Nous devons lui demander, matin et soir, d’assumer son rôle pour arrêter les coupables. Il n’y a pas d’alternative à l’État pour ce qui a trait à la sécurité de la société, c’est pour cela que nous devons lui mettre la pression pour qu’il assume ses responsabilités », a-t-il assuré.
Pour Hassan Nasrallah, « l’État doit s’occuper du développement (de la région) et des citoyens. Il faudra aussi qu’il envisage des cultures de substitution, mais sa présence sécuritaire est importante ».
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L’arrêt des tirs de célébration
A la fin de son intervention, Hassan Nasrallah a évoqué la question des tirs qui se produisent à l'occasion de diverses célébrations, affirmant que ce problème concerne tout le pays. « Nous avons demandé l'arrêt de ces tirs et nous avons pris les mesures nécessaires au niveau du Hezbollah, et nos jeunes les respectent car nous avons été jusqu'à les menacer de punition, a affirmé le chef chiite. Nous avons constaté que notre demande a été respectée dans la majorité des régions ».
Admettant que des tirs continuent parfois à se produire malgré tout, Hassan Nasrallah a affirmé que « cette question ne peut être réglée par des discours mais nécessite plusieurs années d'efforts ». « Des personnes, des pères de familles, sont tués, jusqu'à quand allons-nous permettre cela ? », s'est-il interrogé affirmant que « la loi adoptée par le Parlement ne suffit pas ». « Il faut déployer des efforts au niveau de l'éducation et de la culture pour que ces tirs cessent, a-t-il noté. Si nous nous entraidons, nous pourrons aboutir à de très bons résultats ».
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L,HYSTERIE FRAPPE A LA TETE... ET JE NE PARLE CERTES PAS DU SAYYED NASRALLAH QUE JE RESPECTE ET ADMIRE MEME SI PAS D,ACCORD AVEC SES IDEES...
21 h 16, le 30 octobre 2016