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Moyen Orient et Monde - Yémen

Au Yémen, une trêve prévue après dix jours de violences et de pressions

Il s'agit du sixième cessez-le-feu depuis le début du conflit en mars 2015.

Le secrétaire d’État américain John Kerry, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson et le médiateur de l’Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmed à l’issue d’une réunion à Londres, le 16 octobre. Justin Tallis/Pool/Reuters

Les armes pourraient se taire demain au Yémen à la faveur d'une trêve de 72 heures renouvelable annoncée par l'Onu après dix jours de violences et d'intenses pressions internationales. Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur aujourd'hui à 23h59 locales (20h59 GMT), a indiqué le médiateur de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en affirmant avoir reçu des assurances de la part de « toutes les parties yéménites ». Quelques heures avant, soit lundi soir, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces de sécurité luttent contre les rebelles chiites houthis avec le soutien d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, avait accepté une trêve susceptible d'être prolongée. En annonçant la nouvelle, son ministre des Affaires étrangères Abdelmalek al-Mekhlafi avait toutefois posé des conditions, exigeant la mise en place d'un comité d'observation de la trêve, la fin du siège de Taëz, grande ville du Sud-Ouest encerclée par les rebelles, et la distribution sans entraves de l'aide humanitaire.
Le secrétaire d'État américain John Kerry a donc salué hier l'annonce de la trêve et réclamé de « toutes les parties » que cette cessation des hostilités soit reconduite « sans conditions ». L'Arabie saoudite, par la voix de son chef de la diplomatie Adel al-Jubeir, s'était déclarée en faveur d'une trêve avant même l'annonce de l'Onu et « à condition qu'elle soit respectée par les rebelles », selon des propos du ministre rapportés par le quotidien Asharq al-Awsat. Les rebelles ont à leur tour fait savoir hier soir qu'ils répondaient « positivement » aux appels lancés pour un cessez-le-feu, sans évoquer nommément une trêve de 72 heures. Dans un communiqué du Conseil politique suprême qu'ils contrôlent, ils ont dit « saluer toute résolution qu'adoptera le Conseil de sécurité de l'Onu sur un cessez-le-feu durable, global et sans conditions, qui garantira la fin de l'agression (...) et la levée du blocus imposé » par la coalition.
Le nouveau cessez-le-feu sera le sixième depuis le début du conflit en mars 2015, qui a fait près de 6 900 morts et déplacé trois millions de Yéménites. Les cinq précédentes trêves avaient volé en éclats. Près de trois millions de personnes au Yémen ont besoin d'une aide alimentaire immédiate et 1,5 million d'enfants souffrent de malnutrition, selon l'Unicef.

« Permanente et durable »
Dans un communiqué, l'émissaire onusien pour le Yémen Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a d'ailleurs souligné que cette trêve « épargnera à la population yéménite de nouvelles effusions de sang et permettra d'étendre la livraison de l'aide humanitaire ». Le diplomate mauritanien a par ailleurs indiqué que la nouvelle trêve reprenait les termes de celle du 10 avril en vertu desquels les belligérants « ont obligation de permettre un accès humanitaire libre et sans entraves ». Le médiateur a aussi demandé « à toutes les parties yéménites, aux pays de la région et à la communauté internationale de promouvoir le plein respect de cette cessation des hostilités » et de faire en sorte qu'elle débouche sur une solution « permanente et durable au conflit ».
(Source : AFP)

Les armes pourraient se taire demain au Yémen à la faveur d'une trêve de 72 heures renouvelable annoncée par l'Onu après dix jours de violences et d'intenses pressions internationales. Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur aujourd'hui à 23h59 locales (20h59 GMT), a indiqué le médiateur de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en affirmant avoir reçu des assurances de la part de « toutes les parties yéménites ». Quelques heures avant, soit lundi soir, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces de sécurité luttent contre les rebelles chiites houthis avec le soutien d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, avait accepté une trêve susceptible d'être prolongée. En annonçant la nouvelle, son ministre des Affaires étrangères Abdelmalek al-Mekhlafi avait toutefois posé des conditions,...
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