La livre sterling fait preuve d'une grande volatilité résultant des négociations sur le divorce entre le Royaume-Uni (RU) et l'Union européenne (UE).
Suite au discours de la Première ministre britannique, Theresa May, qui a annoncé que les procédures de sortie du RU de l'UE démarreront dès mars prochain et que le contrôle sur l'immigration sera une priorité par rapport aux accords commerciaux qu'entretiennent les deux ex-partenaires économiques, le pound a atteint son plus bas niveau depuis près de 30 ans.
La question est de savoir si Theresa May optera pour un hard ou un soft Brexit. Un hard Brexit impliquerait un refus de compromis au niveau du libre mouvement des hommes et abolirait toute relation commerciale entre le RU et l'UE. Un « soft » Brexit pourrait mener à un accord commercial tout en limitant l'immigration.
Les investisseurs sont inquiets par rapport à la décision de sortie qui pourrait avoir un impact négatif sur le secteur de l'investissement au RU, détruisant ainsi le système financier du pays en vue de l'effondrement de la monnaie nationale.
Cette année, la livre sterling a été la devise la moins performante face au dollar. Cependant, le FTSE 100 (indice boursier des cent entreprises britanniques) a battu un record à la fermeture des marchés mardi dernier. Cela peut être expliqué par les anticipations des investisseurs qui misent sur une augmentation de la compétitivité des entreprises exportatrices grâce à la dévaluation du pound.
Lundi dernier, le PMI (Purchasing Managers Index) était à hauteur de 55.4, marquant un niveau record durant ces deux dernières années. Cependant, les compagnies qui dépendent des importations sont lourdement affectées par la dévaluation du pound.
Tant que les incertitudes face aux décisions économiques du Royaume-Uni persisteront, la livre sterling traversera une période instable marquée par de grandes volatilités.
Cet article est réalisé par Fidus



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