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Moyen Orient et Monde - Focus

L’intervention militaire en Syrie a montré la « fiabilité » des armes russes

Une corvette russe de type Serpukhov traverse le détroit du Bosphore, en route vers la Méditerranée. Murad Sezer/Reuters

L'intervention militaire en Syrie a démontré la « fiabilité » et l'« efficacité » des armes russes, s'est félicité hier le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou soulignant que certaines d'entre elles y avaient été testées pour la première fois. « Plusieurs armes de fabrication russe ont été testées dans les conditions difficiles du désert et ont montré en gros leur fiabilité et leur efficacité », a déclaré M. Choïgou, lors d'une conférence sur l'utilisation des armes russes en Syrie. « Les bombardiers stratégiques russes ont notamment pour la première fois utilisé de nouveaux missiles de croisière X-101 ayant un rayon d'action pouvant atteindre 4 500 km », a-t-il précisé. Le ministre russe s'est également félicité de « l'expérience pratique acquise lors de tirs de missiles de haute précision et d'un long rayon d'action depuis des navires et des sous-marins déployés dans la mer Caspienne et la mer Méditerranée ».
Plus d'un an après le début de ses opérations, la Russie continue de renforcer sa présence militaire et son arsenal en Syrie pour mener des raids aériens notamment à Alep, malgré les critiques des Occidentaux. En mars, Vladimir Poutine avait annoncé le retrait d'une partie de son contingent. Mais les armes et les navires de guerre continuent d'affluer. Voici l'inventaire du dispositif militaire russe :

Combien de militaires ?
Quelque 4 300 militaires sont déployés en Syrie. Pilotes de chasse, artilleurs, commandos de marine, mais aussi simples cuisiniers vivent dans leur majorité sur la base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié, le fief de Bachar el-Assad dans le nord-ouest de la Syrie. Des « conseillers » militaires russes ont également aidé sur le terrain l'armée syrienne à manier les pièces d'artillerie dans plusieurs localités.
Une vingtaine de militaires russes ont péri en Syrie depuis le début de l'intervention le 30 septembre 2015. Mais la presse russe indépendante s'est fait l'écho de la présence de mercenaires russes et de pertes dans leurs rangs, notamment lors de la reprise de la cité antique de Palmyre par les forces syriennes soutenues par l'aviation russe.

Avions de chasse et bombardiers
L'aviation russe est le bras armé de l'intervention russe. Objet de fierté pour les Russes, qui ont célébré leurs pilotes « héros » de la campagne de Syrie, elle est le synonyme de destruction et d'effroi pour les civils syriens touchés, selon les Occidentaux et l'opposition syrienne, par les redoutables bombes lancées par les avions russes ou syriens, notamment à Alep.
Une cinquantaine d'avions avaient été déployés sur la base de Hmeimim avant l'annonce en mars du retrait d'une partie du contingent russe. La semaine dernière, le quotidien Izvestia a rapporté l'arrivée d'un groupe de Su-25, des avions d'attaque utilisés pour accompagner une offensive terrestre. En douze mois, la base de Hmeimim a vu passer bombardiers et avions d'attaque au sol, Su-24, Su-25, Su-30 ou chasseurs de quatrième génération Su-35, les derniers-nés des usines russes. L'armée russe a également recours à des dizaines d'hélicoptères de combat, principalement des Mi-24 d'attaque et des Mi-8. Elle peut également faire décoller des bombardiers Tu-22 depuis la Russie pour procéder à des frappes au-dessus de la Syrie.

Navires et batteries antiaériennes
Pour assurer la défense de sa base de Hmeimim, la Russie a déployé en novembre 2015 les batteries de défense antiaérienne ultramodernes S-400. Ces systèmes permettent notamment de répondre à une attaque aérienne. L'armée a également déployé des moyens mobiles de défense antiaérienne (Pantsir et Tor M1). la semaine dernière, le Kremlin a ordonné le déploiement de batteries de défense antiaérienne S-300 pour compléter son dispositif à Tartous, où il dispose d'installations portuaires. Avec ses S-300 et ses S-400, la Russie s'assure ainsi une défense complète de ses deux points d'ancrage en Syrie. Cette mesure, cohérente du point de vue militaire, suscite néanmoins l'inquiétude à Washington. Les rebelles et jihadistes ne disposant pas d'avions, les S-300 et S-400 sont de facto positionnés pour répondre à la présence dans les airs des avions de la coalition menée par les États-Unis et des navires de guerre occidentaux en mer Méditerranée. Le porte-parole de l'armée russe, le général Igor Konachenkov, a d'ailleurs mis en garde les « stratèges américains » : la portée des S-300 et S-400 leur permet d'atteindre « tout aéronef non identifié ».
Trois corvettes dotées de missiles de croisière vont rejoindre la flottille russe dans la zone. Une d'elles, le Miraj, transporte des missiles antinavire. Et dans les prochaines semaines, l'unique porte-avions de la marine russe, l'Amiral Kouznetsov, sera également sur place avec la force de frappe que constituent ses dizaines d'avions embarqués.
Par ailleurs, des sous-marins ont été utilisés durant les douze derniers mois pour frapper des « cibles terroristes » en Syrie, mais le ministère de la Défense n'a rien dit récemment sur leur éventuelle présence.
(Source : AFP)

L'intervention militaire en Syrie a démontré la « fiabilité » et l'« efficacité » des armes russes, s'est félicité hier le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou soulignant que certaines d'entre elles y avaient été testées pour la première fois. « Plusieurs armes de fabrication russe ont été testées dans les conditions difficiles du désert et ont montré en gros leur fiabilité et leur efficacité », a déclaré M. Choïgou, lors d'une conférence sur l'utilisation des armes russes en Syrie. « Les bombardiers stratégiques russes ont notamment pour la première fois utilisé de nouveaux missiles de croisière X-101 ayant un rayon d'action pouvant atteindre 4 500 km », a-t-il précisé. Le ministre russe s'est également félicité de « l'expérience pratique acquise lors de tirs de missiles de...
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