Le 21 septembre dernier, des Palestiniens avaient manifesté devant la Haute Cour dans la ville de Ramallah (Cisjordanie) pour appeler les autorités à ne pas reporter les élections locales. Abbas Momani/AFP
Le gouvernement palestinien a annoncé, hier, le report de plusieurs mois des élections municipales, initialement prévues début octobre mais sapées par les divisions entre mouvements rivaux. Ces élections, programmées le 8 octobre, étaient censées être les premières depuis 10 ans à se tenir conjointement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, territoires séparés géographiquement par Israël et politiquement par des années de luttes intestines entre l'Autorité palestinienne et le Hamas. Depuis le 8 septembre, le processus électoral a été stoppé et les élections remises à une date inconnue. La Cour suprême, relevant de l'Autorité palestinienne, avait ordonné lundi que la consultation n'ait lieu qu'en Cisjordanie, sans fixer de date. « Le gouvernement palestinien a décidé, en coordination avec le président Mahmoud Abbas, de tenir les élections municipales sous quatre mois pour garantir l'environnement légal nécessaire », a annoncé le Premier ministre Rami Hamdallah aux journalistes à l'issue du Conseil des ministres hebdomadaire réuni exceptionnellement à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Mais cette déclaration semble laisser entendre que Gaza resterait à l'écart du vote. Selon un responsable de la commission électorale, c'est tout le processus qui pourrait être relancé de zéro dans l'intervalle de quatre mois. Le Hamas s'est aussitôt dit « opposé à tout report des élections ». « Le report décidé par le gouvernement et le fait qu'il confirme que les élections sont annulées à Gaza sont le signe que le gouvernement s'agite, veut se dérober aux résultats des élections, et tout cela dans le seul intérêt partisan du Fateh », le parti de M. Abbas, a accusé lors d'une conférence de presse à Gaza son porte-parole Sami Abou Zouhri. « Nous sommes déterminés à reprendre le processus électoral là où il a été arrêté », a-t-il assuré. Selon la loi palestinienne, plaident certains, le processus peut être repris là où il a été suspendu et les listes déjà enregistrées pourront concourir. Mais les autorités peuvent décider de relancer un nouveau processus. C'est ce choix qui semble être fait, affirme à l'AFP un responsable de la Commission électorale. « Pour tout nouveau rendez-vous électoral fixé, nous allons recommencer le processus de zéro », a-t-il dit.
(Source : AFP)


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