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Économie - Chimie

Bayer paie 66 milliards de dollars pour mettre la main sur Monsanto

La fusion entre Bayer et Monsanto, la plus importante de l'année, est le dernier épisode d'une série de rapprochements dans un secteur confronté aux faibles prix des matières premières.

« Bayer et Monsanto ont signé hier un accord de fusion ferme », au prix de 128 dollars par action en numéraire, a annoncé Bayer dans un communiqué. Ina Fassbender/Reuters

Le chimiste Bayer a réussi hier, au terme de plusieurs renchérissements, à acheter le fabricant controversé de pesticides et semences OGM, Monsanto, dans ce qui constitue l'acquisition la plus importante de l'année tous secteurs confondus et la plus importante de l'histoire payable intégralement en numéraire. L'opération devance celle d'Anheuser-Busch par InBev pour 60,4 milliards de dollars en 2008.
« Bayer et Monsanto ont signé hier un accord de fusion ferme », au prix de 128 dollars par action en numéraire, a annoncé Bayer dans un communiqué. Cela donne une valeur de 66 milliards de dollars au fabricant américain de l'herbicide Roundup (glyphosate), dont les effets sur la santé humaine sont controversés.
Bayer est ainsi parvenu à éviter que les choses ne deviennent hostiles entre lui et l'objet de sa convoitise.
Mais Monsanto, roi des semences OGM de maïs, blé et autre soja, ne s'est pas laissé convaincre gratuitement, puisque la toute première offre formulée en mai était de 122 dollars par action, soit un montant total de 62 milliards de dollars. Les différents relèvements de prix proposés avaient été déclinés par Monsanto, qui s'était dit néanmoins ouvert aux discussions tout en faisant savoir qu'un autre chimiste pourrait se mettre sur les rangs pour l'acquérir. Un chevalier blanc qui ne s'est jamais manifesté.
Analyste chez DZ Bank, Peter Spengler « n'aime pas cette transaction » entre Bayer et Monsanto. « Bayer paie vraiment trop cher, en conséquence il va vraiment falloir qu'il en tire le meilleur », considère l'analyste.
« La transaction met ensemble deux activités différentes, mais fortement complémentaires » en termes de semences, d'engrais et de pesticides, met pourtant en avant Bayer dans un communiqué.
À eux deux, Bayer, aussi groupe de pharmacie célèbre pour l'invention de l'aspirine, et Monsanto représenteront un géant mondial pesant 26 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et regroupant pas loin de 140 000 employés.

« Mariage infernal »
En Allemagne, la reprise de Monsanto par un des noms historiques de l'industrie nationale est vue avec effroi par les ONG, qui y voient un « mariage infernal ». « L'acquisition de Monsanto signifie davantage d'OGM et de glyphosate dans les campagnes », tout ce que refusent les consommateurs, a encore averti l'ONG Campact hier.
Mais dès le départ, le tout nouveau patron de Bayer, Werner Baumann, avait assuré « pouvoir gérer la réputation de Monsanto », espérant la contrebalancer par l'image de son propre groupe.
Certains agriculteurs aussi craignent de se retrouver pieds et poings liés face à un seul fournisseur pour leur approvisionnement en semences, engrais et pesticides.
Car cette fusion n'est que le dernier épisode d'une vague de concentrations dans le monde de la chimie. Confrontés à la faiblesse mondiale des prix des matières premières, les américains Dow Chemical et DuPont ont décidé de se marier, ce que Bruxelles est en train d'examiner de près. Le chinois ChemChina veut aussi racheter le suisse Syngenta, un temps courtisé par Monsanto.
Le rapprochement de Bayer et Monsanto, qu'ils espèrent boucler d'ici à fin 2017, devrait gonfler leur bénéfice brut d'exploitation d'environ 1,5 milliard de dollars au bout de trois ans.
En mettant 66 milliards de dollars sur la table, Bayer remporte de loin la médaille de la plus grosse acquisition par une entreprise allemande, jusque-là détenue par le constructeur automobile Daimler, qui avait payé 36 milliards de dollars à la fin des années 1990 pour Chrysler.
Un prix fort que Bayer compte financer par endettement et émission d'actions, mais qui risque de faire tiquer les agences de notation, qui avaient prévenu dès le départ envisager d'abaisser la note du groupe de Leverkusen (Ouest).
À la clôture de la Bourse de Francfort, l'action Bayer gagnait 0,27 % à 93,55 euros (105,06 dollars).
(Sources : agences)

Le chimiste Bayer a réussi hier, au terme de plusieurs renchérissements, à acheter le fabricant controversé de pesticides et semences OGM, Monsanto, dans ce qui constitue l'acquisition la plus importante de l'année tous secteurs confondus et la plus importante de l'histoire payable intégralement en numéraire. L'opération devance celle d'Anheuser-Busch par InBev pour 60,4 milliards de dollars en 2008.« Bayer et Monsanto ont signé hier un accord de fusion ferme », au prix de 128 dollars par action en numéraire, a annoncé Bayer dans un communiqué. Cela donne une valeur de 66 milliards de dollars au fabricant américain de l'herbicide Roundup (glyphosate), dont les effets sur la santé humaine sont controversés.Bayer est ainsi parvenu à éviter que les choses ne deviennent hostiles entre lui et l'objet de sa convoitise.Mais...
commentaires (2)

PAUVRE HUMAINS ! PLUS D,HUMANITE ! TOUS CES REQUINS ONT JURE SUR LE SERMENT D,HYPPOCRATE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

20 h 39, le 15 septembre 2016

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Commentaires (2)

  • PAUVRE HUMAINS ! PLUS D,HUMANITE ! TOUS CES REQUINS ONT JURE SUR LE SERMENT D,HYPPOCRATE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 39, le 15 septembre 2016

  • Un peu bizarre... Pourquoi Bayer paierait-il si cher sa fusion avec une entreprise mondialement connue pour sa dangorosité??? Ils m'on l'air plutôt amis-amis et doivent se partager le gain en commissions et rétrocommisions... Et puis, maintenant, Monsanto a le tapis rouge déroulé pour son entrée officielle et légale dans l'agriculture européenne... On ne pourra plus contester ses offres. Elle peut être considérée comme une entreprise européenne et s'imposer en toute légalité...

    Soraya Naufal

    12 h 26, le 15 septembre 2016

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