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Moyen Orient et Monde - Irak

Barzani : Sans accord politique avec Bagdad, pas de bataille de Mossoul

Le président français François Hollande recevant le président de la région autonome du Kurdistan irakien Massoud Barzani à Paris. Philippe Lopez/AFP

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien Massoud Barzani se dit optimiste, dans une interview au journal Le Monde publiée hier, quant à une reprise de Mossoul à l'État islamique d'ici à la fin de l'année, si un accord politique entre les Kurdes et Bagdad est trouvé.
Les troupes irakiennes et les forces kurdes, appuyées par les raids aériens de la coalition sous commandement américain, progressent depuis plusieurs semaines en direction de la ville située à environ 400 km au nord de Bagdad. Le général américain Joe Votel a estimé fin août que la ville contrôlée par l'EI depuis 2014 pourrait être reprise d'ici à la fin de l'année, conformément à l'objectif que s'est fixé le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.
À la question de savoir s'il jugeait réalisable l'objectif de libérer la ville avant la fin de l'année, Massoud Barzani a répondu : « S'il y a un accord politique avant, oui. Nous sommes optimistes et nous allons faire en sorte que ce soit le cas. » « Il y a, dans ces négociations, deux aspects : militaire et politique », ajoute le dirigeant kurde qui était à Paris cette semaine où il s'est entretenu notamment avec le chef de l'État François Hollande, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault. « Un accord a été trouvé sur l'aspect militaire, mais il n'y a pas encore d'accord politique. Sans accord politique, il n'y a pas de bataille de Mossoul. »
Parmi les questions qui doivent être abordées figurent l'administration de Mossoul et de sa province, la représentation de toutes les minorités ethniques et religieuses et la possibilité que ces minorités puissent protéger leur zone. « Nous discutons aussi du rôle qu'auront les Peshmergas (combattants kurdes) et les forces de sécurité irakiennes après Daech (acronyme arabe de l'EI) », indique le leader kurde.
Quant aux « zones contestées » entre les Kurdes et Bagdad, dans le Nord, il faudra « organiser un référendum pour que les populations se prononcent sur leur rattachement au gouvernement régional du Kurdistan irakien (GRK) », souligne-t-il. « C'est à elles de décider. »
La date de lancement de l'opération de reconquête de Mossoul n'a pas encore été fixée, mais selon certains responsables militaires irakiens, elle pourrait intervenir dès la fin du mois d'octobre. Évoquant les milices locales sunnites, il a jugé « normal qu'elles participent » à la bataille. Mais concernant les milices chiites qui opèrent pour le compte de Bagdad, « il faut l'accord de la population locale ». « Il faut une bonne coordination entre sunnites et chiites, sinon l'issue de cette bataille ne sera pas belle à voir », a-t-il prévenu.
En juin dernier, la reprise de la ville sunnite de Fallouja, première ville à tomber aux mains de l'EI en 2014, a donné lieu à des exactions et des atrocités commises par les milices chiites, selon des témoins et des ONG. M. Barzani a également prévenu que le Kurdistan irakien autonome resterait « une ligne rouge ». « Personne n'y restera après la guerre, que ce soit les forces américaines ou irakiennes », a-t-il assuré.
(Sources : agences)

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien Massoud Barzani se dit optimiste, dans une interview au journal Le Monde publiée hier, quant à une reprise de Mossoul à l'État islamique d'ici à la fin de l'année, si un accord politique entre les Kurdes et Bagdad est trouvé.Les troupes irakiennes et les forces kurdes, appuyées par les raids aériens de la coalition sous commandement américain, progressent depuis plusieurs semaines en direction de la ville située à environ 400 km au nord de Bagdad. Le général américain Joe Votel a estimé fin août que la ville contrôlée par l'EI depuis 2014 pourrait être reprise d'ici à la fin de l'année, conformément à l'objectif que s'est fixé le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.À la question de savoir s'il jugeait réalisable l'objectif de libérer la ville avant...
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