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Moyen Orient et Monde - Menace D’Attentats

Deux personnes en garde à vue après la découverte de bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris

La découverte suspecte a eu lieu près de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, déclenchant une enquête antiterroriste.

Des militaires français faisant la garde devant la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Charles Platiau/File Photo/Reuters

La découverte d'une voiture contenant des bonbonnes de gaz, sans dispositif de mise à feu, stationnée au cœur du Paris touristique, le week-end dernier, a déclenché une enquête antiterroriste et l'arrestation de deux personnes, sur fond de menace d'attentats en France.
Ces deux suspects étaient en garde à vue hier, a-t-on appris de sources policière et proches de l'enquête. Il s'agit du propriétaire de la voiture, stationnée non loin de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, et d'un membre de son entourage, arrêtés mardi. Ils sont tous deux connus des services de renseignements, selon une source policière.
Cette affaire, dans une France en état d'urgence, est prise au sérieux près de deux mois après l'attentat de Nice (86 morts). Les enquêteurs antiterroristes et les services de renseignements ont été saisis dimanche après le témoignage d'un employé de bar qui avait remarqué la présence d'une bouteille de gaz sur un siège d'une voiture, feux de détresse allumés et sans plaque d'immatriculation, selon une source policière.
Cette bonbonne était vide. Mais les policiers ont découvert dans le coffre cinq autres bouteilles de gaz pleines, a précisé une source proche de l'enquête. À l'intérieur, les enquêteurs n'ont retrouvé aucun système de mise à feu.
La voiture était stationnée dans une petite rue de la capitale, non loin du quai de Montebello, en face de la cathédrale visitée par des milliers de touristes et de fidèles, selon une source policière.
Dans un courrier daté de mardi, adressé au préfet de police de Paris Michel Cadot, dont l'AFP a eu copie, la maire de l'arrondissement, Florence Berthout, évoque également la découverte d'« un carnet de notes en arabe » dans la voiture.
Cette édile de droite souligne que le véhicule a pu « stationner en toute illégalité pendant plus de deux heures, et ce en dépit de plusieurs signalements téléphoniques adressés par un commerçant au commissariat ». Elle dénonce le « manque d'effectifs » policiers dont souffre son arrondissement fréquenté par des « milliers de touristes et d'étudiants (...) chaque jour ».
Des accusations portant sur le manque d'effectifs policiers à Nice au soir du 14 juillet avaient également été portées par l'opposition de droite, suscitant une violente polémique avec le gouvernement démentant toute faille des forces de l'ordre.

Le spectre des véhicules piégés
La France est confrontée à une menace terroriste élevée après une succession d'attentats jihadistes, pour la plupart revendiqués par le groupe État islamique (EI), depuis début 2015, et d'autres projets avortés ou déjoués.
« C'est dans le cadre de cette vigilance, étant attentifs à tout, qu'il a été procédé à cette arrestation », a commenté le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. « Les intentions de ceux qui ont été arrêtés » ne sont pas encore connues, a-t-il ajouté.
En mai, le patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, avait mentionné devant une commission de l'Assemblée nationale le risque d' « une nouvelle forme d'attaque » avec « le dépôt d'engins explosifs » dans des lieux rassemblant une foule importante.
La France a basculé dans l'ère de la violence jihadiste les 7, 8 et 9 janvier 2015 lors des attentats contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts.
Le 13 novembre 2015, 130 personnes ont été tuées lors des attentats les plus meurtriers jamais commis en France, des attaques coordonnées à Paris, menées par trois commandos qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France, ont mitraillé à la kalachnikov des terrasses de cafés et restaurants, et ont abattu 90 personnes lors d'un concert de rock dans la salle du Bataclan.
Le 14 juillet dernier, à Nice, un nouvel attentat de masse a fait 86 morts quand un Tunisien de 31 ans a foncé à bord d'un camion sur la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais pour assister au feu d'artifice de la fête nationale.
La France est une cible de choix pour le groupe État islamique. Plusieurs dizaines de Français ont rejoint ou ont cherché à rejoindre l'organisation jihadiste, et Paris est régulièrement menacé de représailles pour sa participation à la coalition internationale qui la combat en Syrie et en Irak.

(Source : AFP)

La découverte d'une voiture contenant des bonbonnes de gaz, sans dispositif de mise à feu, stationnée au cœur du Paris touristique, le week-end dernier, a déclenché une enquête antiterroriste et l'arrestation de deux personnes, sur fond de menace d'attentats en France.Ces deux suspects étaient en garde à vue hier, a-t-on appris de sources policière et proches de l'enquête. Il s'agit du propriétaire de la voiture, stationnée non loin de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, et d'un membre de son entourage, arrêtés mardi. Ils sont tous deux connus des services de renseignements, selon une source policière.Cette affaire, dans une France en état d'urgence, est prise au sérieux près de deux mois après l'attentat de Nice (86 morts). Les enquêteurs antiterroristes et les services de renseignements ont été saisis dimanche...
commentaires (1)

heureusement, qu'il n'y avait pas de déclencheur, car le temps que la police intervienne il y aurait eut pas mal de morts. il y a plusieurs questions : -comment ils ont pu acheter tant de bonbonnes de gaz -pourquoi la police , est intervenu aussi tard, alors que si on se gare mal , elle arrive rapidement pour mettre un PV -pourquoi, il y a pas de déclencheur, c'est un essai ? pour voir le temps d'intervention ? mystère !!

Talaat Dominique

18 h 19, le 08 septembre 2016

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Commentaires (1)

  • heureusement, qu'il n'y avait pas de déclencheur, car le temps que la police intervienne il y aurait eut pas mal de morts. il y a plusieurs questions : -comment ils ont pu acheter tant de bonbonnes de gaz -pourquoi la police , est intervenu aussi tard, alors que si on se gare mal , elle arrive rapidement pour mettre un PV -pourquoi, il y a pas de déclencheur, c'est un essai ? pour voir le temps d'intervention ? mystère !!

    Talaat Dominique

    18 h 19, le 08 septembre 2016

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