« Plus que jamais, la lutte contre les paradis fiscaux est l’une des priorités du G20 », a assuré à l’AFP le directeur du Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE, Pascal de Saint-Amans. Archives AFP
Les dirigeants du G20 ont chargé hier l'OCDE, à l'issue de leur sommet annuel en Chine, de lui remettre l'année prochaine une liste noire des pays non coopératifs dans la lutte contre l'évasion fiscale.
« Nous demandons à l'OCDE de rendre compte aux ministres des Finances et aux gouverneurs des Banques centrales, d'ici à juin 2017, des progrès accomplis par les juridictions en matière de transparence fiscale », a indiqué le G20 dans la déclaration finale du sommet de Hangzhou (est de la Chine).
L'OCDE pourra ainsi « préparer d'ici au sommet des chefs d'État et de gouvernement du G20 de juillet 2017 une liste des juridictions qui n'ont pas assez progressé pour atteindre un niveau satisfaisant de mise en œuvre des normes internationales reconnues sur la transparence fiscale », ont souligné les dirigeants des vingt principales puissances mondiales.
« Plus que jamais, la lutte contre les paradis fiscaux est l'une des priorités du G20 », a assuré à l'AFP le directeur du Centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE, Pascal de Saint-Amans, également présent à Hangzhou.
Ce message « très fort » du G20 signifie que les pays non coopératifs ont jusqu'à juillet 2017 « pour se conformer aux critères de l'OCDE », a-t-il ajouté.
« Être sur la liste noire aura un impact dévastateur sur l'économie des pays cités », a-t-il prévenu. « Il s'agit d'une sanction extrêmement lourde. Il y a un impact majeur et immédiat sur les flux financiers qui vont dans ce pays en le tarissant », a-t-il insisté.
(Source : AFP)


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