Nous avons deux ennemis. L'un venant de l'extérieur et l'autre se trouvant déjà à l'intérieur. Celui de l'extérieur veut nous tuer, celui de l'intérieur veut nous soumettre. Celui de l'extérieur veut nous annihiler, celui de l'intérieur veut nous asservir. Celui de l'extérieur veut nous décapiter, celui de l'intérieur veut nous vassaliser. Celui de l'extérieur veut nous faire fuir, celui de l'intérieur veut nous faire perdre espoir.
Celui qui s'allie à l'un des deux ennemis n'est ni loyal ni patriote. Des deux je n'en veux pas, car je veux rester libre et digne. Car je veux élever mes enfants dans l'amour et le respect de l'autre. Car je veux vivre en amitié et harmonie avec l'autre. Car je veux vivre la vision des héros qui nous ont précédés. Car je veux acclamer tous ceux qui ont donné leur amour, leur loyauté et leur formidable culture à cette nation.
Nous avons eu confiance en un homme qui devait leur ressembler. Il nous avait dit qu'il allait lutter contre la corruption. Qu'il allait rebâtir le Liban. Qu'il allait dévoiler ceux qui avaient volé les finances de l'État. Qu'il allait reconstruire les finances et imposer des lois justes. Qu'il allait s'opposer aux projets de malversations viciées. Qu'il allait combattre le féodalisme et le népotisme. Qu'il allait ramener la démocratie et les valeurs. Qu'il allait nous défendre et défendre nos intérêts. Qu'il allait dénoncer les sbires et agents de l'extérieur. Qu'il allait s'élever contre ceux qui détiennent les armes hors de la légitimité de l'État.
Tout cela n'est pas arrivé. Mais que faire si l'homme a changé ses principes ?
Que faire si l'homme ne pense plus qu'à son intérêt personnel ?
Devons-nous continuer à lui prêter allégeance ? Aveuglément ? Devons-nous suivre l'homme ou les principes ?
Il a donné une légitimité à un ennemi qui est devenu bien plus puissant grâce à ce soutien. Il ne dit rien contre cet ennemi qui désormais détruit l'économie, les institutions, la Constitution et le pacte national. Il ne dit rien contre cet ennemi qui prend les décisions de guerre et de paix en lieu et place de l'État lui-même. Il ne dit rien contre cet ennemi qui veut faire de notre pays le fer de lance de toutes les guerres. Un pays en état de guerre permanent. Il ne dit rien contre cet ennemi
qu'il sait être un ennemi.
Il dit former « un même corps » avec cet ennemi. Avons-nous prêté l'oreille à ce qu'il dit ? Nous nous sommes bouché les oreilles et avons fermé les yeux. À qui la faute ?
Est-ce sa faute ou la nôtre de nous être abêtis à ce point ? Notre plus dangereux ennemi n'est aucun des deux premiers. C'est l'ignorance et l'abrutissement. Cette capacité de ne plus savoir raisonner et de devenir illogique ! Plutôt que de risquer de perdre le seul poste chrétien au Moyen-Orient, il lui suffirait de se retirer et le blocage cesserait immédiatement.
Lao Tseu a dit : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter cher en vies humaines. Il suffit de détruire son système d'éducation et d'y généraliser la corruption. Ensuite, il faut attendre vingt ans et vous aurez un pays constitué d'ignorants et dirigé par des voleurs. Il vous sera très facile de les vaincre. »
Gardons espoir, car il nous reste encore dix ans avant d'atteindre l'ignorance complète.
Mike HELU


L'octogénaire dont vous parlez a déjà vendu ses électeurs en signant à genoux le "document d'entente" à Chiyah. En rentrant de son exil doré en France, il avait promis de casser la tête de Bachar el-Assad, avec un "chacouche" (marteau). Où est ce "chacouche" il l'a rangé là où nous pensons tous les deux. Je m'arrête là. Thank you.
15 h 11, le 19 août 2016