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Moyen Orient et Monde

« Beaucoup de preuves tendent à démontrer » qu’Alep a été la cible d’une attaque chimique, selon de Mistura

Un civil respire avec l’aide d’un masque à oxygène dans l’hôpital al-Qods à Alep, hier, alors que certaines sources médicales et un groupe de protection civile ont évoqué une attaque à l’arme chimique. Abdelrahman Ismail/Reuters

L'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré hier que de nombreux éléments « tendaient à démontrer » que la ville d'Alep a bien été la cible d'une attaque chimique mercredi. Des sources médicales et un groupe de la protection civile ont en effet rapporté qu'un quartier d'Alep tenu par les rebelles aurait été la cible mercredi d'une attaque chimique. Hamza Khatib, qui dirige l'hôpital al-Qods d'Alep, a dit à un photographe de Reuters que l'hôpital avait répertorié quatre morts par intoxication au gaz, ainsi que 55 blessés, dont sept étaient toujours hospitalisés. Interrogé sur cette attaque présumée, M. de Mistura a déclaré : « Ce n'est pas à moi de trancher la question de savoir si elle a vraiment eu lieu, même s'il y a beaucoup de preuves tendant à démontrer que c'est le cas. » Si ce bombardement est confirmé, il sera constitutif d'un « crime de guerre », a poursuivi le diplomate, qui a ajouté qu'une enquête était en cours.
La protection civile syrienne, un groupe de sauveteurs présent dans des secteurs tenus par les rebelles, a dit avoir constaté trois morts et 22 blessés après qu'un baril contenant ce qui semble être du chlore s'est abattu sur le quartier de Zoubdiya. Le groupe a ajouté ne pas être en mesure de pouvoir vérifier de manière indépendante la nature du gaz.
Paris s'est également dit « préoccupé » par ces informations. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, qui a accusé indirectement le régime syrien d'être responsable de l'attaque, a fait savoir qu'il serait « particulièrement attentif aux conclusions des investigations des Nations unies et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui seront établies à la fin du mois d'août, sur des cas avérés d'attaques chimiques en 2014 et 2015 ».
Les soupçons d'emploi d'armes chimiques plus ou moins sophistiquées contre les populations civiles en Syrie sont fréquents. Le 3 août, le ministère de la Défense russe (allié du régime de Damas) avait accusé les rebelles d'avoir employé à Alep des « agents toxiques » qui auraient fait sept morts.
(Sources : agences)

L'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré hier que de nombreux éléments « tendaient à démontrer » que la ville d'Alep a bien été la cible d'une attaque chimique mercredi. Des sources médicales et un groupe de la protection civile ont en effet rapporté qu'un quartier d'Alep tenu par les rebelles aurait été la cible mercredi d'une attaque chimique. Hamza Khatib, qui dirige l'hôpital al-Qods d'Alep, a dit à un photographe de Reuters que l'hôpital avait répertorié quatre morts par intoxication au gaz, ainsi que 55 blessés, dont sept étaient toujours hospitalisés. Interrogé sur cette attaque présumée, M. de Mistura a déclaré : « Ce n'est pas à moi de trancher la question de savoir si elle a vraiment eu lieu, même s'il y a beaucoup de preuves tendant à démontrer que c'est le...
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