L’une des principales nouveautés concerne par exemple l’apparition d’une application Santé, comme sur iOS.
Encore inconnue du grand public voilà quelques années en Occident, Huawei a réussi à s'imposer peu à peu et à faire connaître et reconnaître sa marque. Un temps considérée comme une marque chinoise comme une autre, la firme de Shenzhen a réussi à gravir les échelons et ainsi devenir le troisième constructeur au monde après Apple et Samsung en fin d'année dernière.
Le P9 fait partie intégrante de son plan de conquête du marché haut de gamme. Et pour cela, Huawei a conclu un partenariat avec Leica, le célèbre fabricant allemand d'appareils photo qui se positionne sur le segment du luxe.
Mélange élégant et cohérent entre un P8 et un Mate S, le P9 joue la carte de l'évolution lente et reste dans la ligne naturelle de Huawei sans oser la rupture. Finalement, seule la présence du double capteur photo déroge à une règle de design entamée depuis le Mate 7. Il s'agit ici d'un bloc d'aluminium proche de celui proposé par Apple sur ses iPhone, une partie photo engoncée dans une bande de verre et une face avant toute de verre.
Malgré sa finesse, le P9 ne fait pas gadget. Toutes les pièces sont bien assemblées: les bandes d'antennes en plastique ou encore la partie vitrée qui recouvre le double appareil photo arrière. Le seul regret concerne peut-être sa partie arrière qui se salit rapidement.
On s'aperçoit en outre que le bouton Power (légèrement strié pour le reconnaître facilement) se trouve toujours sous le pouce et que l'index trouve très naturellement le capteur d'empreintes situé au dos. Ce dernier point anime toujours les passions entre adorateurs du capteur arrière contre ceux qui le préfèrent en façade. Quoi qu'il en soit, c'est ici une question de goûts.
Écran, audio et vidéo
Sans pulvériser des records en matière d'affichage, le P9 s'inscrit tout de même dans une tradition d'excellente qualité d'écran. La dalle Full HD propose une densité d'affichage de 423 pixels par pouce, ce qui conviendra parfaitement à n'importe quel œil humain pour profiter de tous les contenus disponibles sur un tel produit (vidéos, textes, Web, photos). En outre, une nouvelle option présente dans les paramètres permet de régler très finement la température des couleurs. En plus de proposer trois réglages prédéfinis (Par défaut, Chaude et Froide), le P9 propose de régler la colorimétrie en déplaçant un curseur sur une palette de couleurs. Un système instinctif et efficace pour obtenir le résultat le plus approprié à chaque utilisateur.
La sortie casque du Huawei P9 a basculé vers le bas et elle est pratiquement impeccable. La distorsion est quasi nulle, la plage dynamique est très large et la séparation des canaux bien marquée. Seule toute petite ombre au tableau, une puissance légèrement en dessous de ce que l'on aime retrouver sur des hauts de gamme.
Le haut-parleur, pour sa part, s'en sort globalement bien. La puissance n'est pas démentielle, mais cela permet de contenir la distorsion et de produire un son acceptable, même si, comme souvent, un peu trop porté sur les aigus.
Bel écran, lecteur vidéo présent, rapide, mais ultralimité en option, le P9 constitue une bonne machine à lire des images animées, mais rate le coche sur la compatibilité native avec le format AVI. Cela obligera donc l'utilisateur à passer par une application tierce du Google Play Store pour être relativement tranquille sur ce volet multimédia.
Il y a aussi un moteur de recherche permettant de trouver facilement ses applications, ses contacts ou ses messages, ou encore une personnalisation rapide des paramètres et de la barre de navigation pour s'adapter facilement aux droitiers comme aux gauchers. L'ensemble de l'affichage peut facilement être utilisé à une main grâce à un menu flottant optionnel, de même que la fonction permettant de réduire la zone utilisée de l'écran en glissant son doigt sur la barre de
navigation.
Module monochrome
Le P9 recèle par ailleurs une autre capacité, celle de capturer en noir et blanc avec de véritables niveaux de gris via son module monochrome. Le résultat est saisissant et l'on sent clairement la patte de l'association avec Leica dans le rendu global de cette image plus nette et plus riche que sur la partie couleur classique. Le P9 se révèle vite le compagnon de choix pour tous les amoureux de la mythique marque allemande et de son noir et blanc, qui veulent caser dans leur poche un appareil raccord supplémentaire. Seules les scènes trop lumineuses trouveront les limites de ce module hors norme pour le marché mobile.
Enfin, pour ce qui est des applications embarquées, Huawei a joué la carte de la polyvalence avec des outils plus ou moins indispensables: une lampe torche, un miroir, une boussole, un explorateur de fichiers ou encore un dictaphone, ainsi que Facebook et Twitter. Malheureusement, on trouve également deux répertoires bourrés d'applications partenaires indésirables telles que Booking.com ou une partie du catalogue de Gameloft. La plupart des utilisateurs auront bien sûr tôt fait de les désinstaller pour libérer un peu de place, tant dans leur mémoire que sur leur écran
d'accueil.

