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Liban

Pas de président ni de loi électorale en vue ; appels à l’adoption du budget 2017

Parlement
OLJ
14/07/2016

Le président du Parlement, Nabih Berry, a remis hier la 42e séance prévue pour l'élection d'un président de la République au 8 août prochain, en raison d'un défaut de quorum. Également prévue hier, une réunion des commissions conjointes chargées d'étudier la nouvelle loi électorale a été reportée au 27 juillet pour les mêmes raisons. Suite à ces réunions avortées, les députés se sont penchés toutefois sur la nécessité pour le gouvernement d'adopter le budget de l'année prochaine dans les délais impartis par la Constitution.

42 députés pour la 42e séance
La 42e séance prévue pour l'élection présidentielle s'est soldée par un nouveau défaut de quorum. Seuls 42 députés (sur les 86 parlementaires dont la présence est requise pour effectuer le vote) se sont rendus hier au Parlement, contre 33 lors de la séance précédente. Une situation qui a fait réagir les députés présents, excédés par l'absence de leurs confrères et la paralysie de l'élection présidentielle.
Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a appelé les députés chrétiens à se rendre à la prochaine séance de vote, prévue pour le 8 août. « Nous demandons aux députés chrétiens du Courant patriotique libre et des Marada de se rendre à la prochaine séance pour l'élection d'un président de la République. Il y a une catégorie politique qui fait exprès de paralyser les séances sous prétexte que nous devons élire la personne qu'elle soutient, sinon pas de président », a-t-il dit.
Le député Ahmad Fatfat a pour sa part répondu à « ceux qui accusent le courant du Futur de mettre des bâtons dans les roues » de l'élection présidentielle. « Ce sont ces mêmes personnes qui s'absentent des réunions du Parlement. Nous pensons que le prélude à toute solution politique au Liban réside avant tout dans l'élection d'un président de la République », a-t-il indiqué. « Plus de 10 députés du Futur se sont déplacés pour cette réunion. Les députés qui ne sont pas venus ont fait voler cette réunion en éclats. Cette rencontre aurait pu nous permettre de discuter de la loi électorale mixte et d'aboutir à des résultats », a encore dit M. Fatfat.
Le défaut de quorum de la réunion des commissions conjointes prévue pour l'étude de la nouvelle loi électorale a également suscité de nombreuses réactions. Georges Adwan, député des Forces libanaises, a confié qu'il n'était pas convaincu par « les prétextes fournis par certains députés pour justifier leur absence de cette réunion, notamment les embouteillages ».
Le député du Parti syrien national social Marwan Farès a également critiqué ces absences et appelé « à adopter une loi électorale proportionnelle et non confessionnelle avec une seule circonscription ».

« Situation financière dramatique »
Sur un autre plan, Georges Adwan a évoqué la question du vote du budget de l'État pour 2017, et qui a été discuté mardi en Conseil des ministres. « Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement bloque le vote du budget. La fonction essentielle du gouvernement est d'effectuer ce vote sinon nous allons droit vers une situation financière dramatique », a-t-il souligné. « Nous demandons au ministre des Finances de faire parvenir le budget de l'année prochaine au gouvernement. Nous demandons également au gouvernement de voter ce budget avant fin septembre », a-t-il ajouté.
L'ancien Premier ministre Fouad Siniora, violemment critiqué avant-hier par le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, a relevé hier que le ministère des Finances « devrait adopter une politique dite de discipline financière et redevenir régulier pour ce qui a trait à l'élaboration du budget dans les délais constitutionnels. Il devrait également s'efforcer de trouver de nouvelles sources de revenus pour renflouer le Trésor ».
Le député du bloc du Futur Ammar Houri a par ailleurs démenti les rumeurs au sujet de tensions survenues lors de la réunion du groupe parlementaire mardi, réunion qu'il a qualifiée de « calme et objective ». « Notre communiqué a porté sur la nécessité de voter le budget de l'État, de renflouer le Trésor public et d'adopter une politique de discipline financière. Le gouvernement de M. Siniora a présenté en 2006 un projet d'audit financier. J'ai moi-même présenté en 2008 avec Boutros Harb un projet de loi pour mettre en place une commission d'enquête parlementaire concernant les affaires financières », a-t-il conclu.

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