La statue de la Liberté en danger.
En 1996, un des hits de l'année était Independance Day, réalisé par l'Allemand Roland Emmerich, qui signait là son premier succès populaire en mettant en scène une tentative d'invasion extraterrestre mise en échec par le tandem Will Smith et sa coolitude.
Été 2016, un producteur en manque d'idées, mais visiblement avec de l'argent à dépenser, un Américain donc, lui propose de réaliser la suite, « 20 ans après, les Aliens essayent encore et se font bouter par les enfants des héros du premier, les Chinois et les Africains, pour toucher une population globale ». Idée de génie ! Will Smith ayant eu, lui, la bonne idée de décliner, voilà que débarque Jeff Goldblum, quand même un peu fatigué, avec tous les seconds rôles sympathiques et foufous du premier opus, des représentants asiatiques, un gentil warlord africain et... perdue avec son iPad, une Charlotte Gainsbourg en psychiatre gérontophile.
Emmerich, adepte des énormes budgets depuis qu'il a réalisé le film d'étudiant le plus cher d'Allemagne en 1984, profite ici de ses ressources (200 millions de dollars quand même...) pour s'en donner à cœur joie dans son art favori, la destruction de masse avec raz-de-marée, batailles aériennes, cris de victoire et love stories improbables. Le film, quoique divertissant, manque de créativité, ses Aliens ressemblant au vrai et unique Alien de Ridley Scott qui date quand même de 1979. L'histoire a visiblement été écrite en 10 minutes, suite à un pari perdu, et les enjeux dramatiques sont encore à trouver.
Quelques bonnes idées quand même, comme celle de dater le film en 2016, donc aujourd'hui, mais en prenant en compte que, depuis 1996, le monde a pu bénéficier et utiliser les technologies extraterrestres pour améliorer ses transports et ses armes ; et le fait de ne pas avoir cédé a la mode de la longueur à tout prix et d'avoir réussi à faire un film de deux heures uniquement.
Sinon, Charlotte aurait quitté Yvan pour Jeff, mais cela reste à vérifier...

