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Économie - Union Européenne

La BCE rouvre ses guichets aux banques grecques

Prenant acte des réformes engagées par Athènes, la BCE a décidé hier que les banques grecques pourraient à nouveau se refinancer auprès...

La Banque centrale européenne (BCE) a rétabli hier l'accès des banques grecques à ses opérations habituelles de refinancement, ce qui leur permettra de se passer des liquidités d'urgence plus onéreuses dont elles dépendent depuis plus d'un an. La BCE a ajouté qu'elle se pencherait ultérieurement sur la question de l'éventuelle inclusion de la dette souveraine de la Grèce dans son programme d'assouplissement quantitatif, qui passe par des rachats de titres pour un montant mensuel de 80 milliards d'euros (90 milliards de dollars).
La décision de la BCE constitue une étape importante vers un retour à une forme de normalisation pour une économie toujours en récession, qui a bénéficié l'an dernier d'un troisième de sauvetage depuis 2010 (86 milliards d'euros, 97 milliards de dollars).
La mesure, qui entrera en vigueur mercredi prochain, est aussi l'une des premières conséquences concrètes de l'adoption par Athènes de nouvelles réformes, qui ont déjà permis le versement par le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'une enveloppe de 7,5 milliards d'euros (8,5 milliards de dollars) d'aides financières. La BCE dit « reconnaître l'engagement du gouvernement grec dans la mise en œuvre du programme d'ajustement macroéconomique du MES et s'attend en conséquence à la poursuite du respect de cette condition ».
Les banques grecques n'avaient plus accès aux opérations habituelles de refinancement de la BCE depuis le début de l'an dernier, une décision prise alors que leur pays semblait jouer son avenir au sein de la zone euro.
La Grèce étant notée en catégorie spéculative (« junk ») par les principales agences de crédit, la BCE faisait auparavant bénéficier son secteur bancaire d'une exemption à ses propres règles, celles-ci lui interdisant d'accepter des titres mal notés en garantie, en échange de la fourniture de liquidités. C'est cette exemption que la BCE a décidé de rétablir hier après l'adoption par le gouvernement d'Alexis Tsipras de nouvelles réformes.
Lors de son audition par une commission du Parlement européen mardi, le président de la BCE, Mario Draghi, a salué les efforts réalisés par la Grèce.
La BCE a dit hier qu'elle « examinera(it) (...) à un stade ultérieur » de possibles rachats de dette souveraine grecque en fonction notamment des progrès accomplis pour rendre la dette de la Grèce viable.
« De notre point de vue, ce (rétablissement de l'accès au refinancement par les banques grecques ) sera essentiel pour la réduction des coûts de financement des banques grecques qui, avec l'assouplissement progressif du contrôle des capitaux, devrait contribuer au retour des dépôts dans le système, qui est capital », estime le courtier grec Euroxx.
L'exemption de la BCE ne résout pas pour autant la totalité des problèmes des banques grecques : celles-ci ne disposent que de montants limités d'actifs éligibles comme garantie auprès de la BCE et ne pourront pas réduire fortement leur recours à la « fourniture de liquidité d'urgence » (ELA) de la BCE, sollicitée à hauteur de 64,8 milliards d'euros au total (73,2 milliards de dollars).

(Source : Reuters)

La Banque centrale européenne (BCE) a rétabli hier l'accès des banques grecques à ses opérations habituelles de refinancement, ce qui leur permettra de se passer des liquidités d'urgence plus onéreuses dont elles dépendent depuis plus d'un an. La BCE a ajouté qu'elle se pencherait ultérieurement sur la question de l'éventuelle inclusion de la dette souveraine de la Grèce dans son programme d'assouplissement quantitatif, qui passe par des rachats de titres pour un montant mensuel de 80 milliards d'euros (90 milliards de dollars).La décision de la BCE constitue une étape importante vers un retour à une forme de normalisation pour une économie toujours en récession, qui a bénéficié l'an dernier d'un troisième de sauvetage depuis 2010 (86 milliards d'euros, 97 milliards de dollars).La mesure, qui entrera en vigueur...
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