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Liban - Bahreïn

« De quoi se mêlent le Hezbollah et l’Iran ? » s’interroge Hariri

Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a critiqué hier la réaction du Hezbollah à la décision de Bahreïn de déchoir de sa nationalité cheikh Issa Qassem, le plus haut dignitaire chiite du pays.
« Puis-je savoir en quoi l'Iran et le Hezbollah sont-ils concernés par la décision de Bahreïn de retirer la nationalité d'un de ses citoyens, qu'il soit cheikh ou pas ? » s'est interrogé M. Hariri sur Twitter, avant de poursuivre : « Ils considèrent que la déchéance de la nationalité d'un cheikh bahreïni appelant à la discorde est un crime, alors qu'ils participent au meurtre de milliers d'innocents et détruisent les villes sur les têtes de leurs habitants en Syrie. »
Lundi, le Hezbollah avait condamné dans un communiqué la décision de Manama de dénaturaliser cheikh Issa Qassem, 75 ans, chef spirituel de la majorité chiite et critique du pouvoir sunnite à Bahreïn, qualifiant cette décision d'« extrêmement grave ».
D'autres personnalités chiites ont également critiqué hier l'initiative bahreïnie. Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, l'a considérée comme une « erreur extrêmement grave », et salué les « positions sages de cheikh Qassem qui représente une autorité nationale de référence au discours fédérateur et modéré de nature à consolider l'unité nationale à Behreïn ». Il a invité Manama à revenir sur sa décision pour éviter la discorde, au moment où l'uléma Ali Fadlallah soulignait que son maintien favoriserait l'escalade. Dans un communiqué, cheikh Fadlallah a dénoncé « une mesure qui manque de sagesse et qui n'est pas dans l'intérêt du pays d'autant qu'elle s'ajoute, toujours selon lui, à d'autres décisions similaires de nature à pousser le pays vers une confrontation susceptible de déclencher un cycle de violence que le peuple bahreïni et notamment l'opposition ne souhaitent pas ». Cheikh Fadlallah a cité, dans ce cadre, la condamnation de cheikh Ali Salmane à la prison, la fermeture de l'association al-Wifaq et le retrait de la nationalité de plusieurs opposants.
Cheikhs Kabalan et Fadlallah ont tous deux appelé au dialogue entre l'opposition et les autorités bahreïnies.
Le Parti social national syrien (PSNS) s'est lui aussi élevé contre la décision prise par Manama concernant cheikh Qassem, la jugeant « contraire aux principes de liberté et des droits de l'homme, ainsi qu'aux conventions internationales ».

Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a critiqué hier la réaction du Hezbollah à la décision de Bahreïn de déchoir de sa nationalité cheikh Issa Qassem, le plus haut dignitaire chiite du pays.« Puis-je savoir en quoi l'Iran et le Hezbollah sont-ils concernés par la décision de Bahreïn de retirer la nationalité d'un de ses citoyens, qu'il soit cheikh ou pas ? » s'est interrogé M. Hariri sur Twitter, avant de poursuivre : « Ils considèrent que la déchéance de la nationalité d'un cheikh bahreïni appelant à la discorde est un crime, alors qu'ils participent au meurtre de milliers d'innocents et détruisent les villes sur les têtes de leurs habitants en Syrie. »Lundi, le Hezbollah avait condamné dans un communiqué la décision de Manama de dénaturaliser cheikh Issa Qassem, 75 ans, chef spirituel de la...
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