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Économie - Union Européenne

Compromis sur la lutte contre l’évasion fiscale

« L’accord d’aujourd’hui frappe un grand coup contre ceux qui tentent de se soustraire à l’impôt sur les sociétés », a plaidé le commissaire européen chargé des Questions fiscales, Pierre Moscovici (à gauche). Archives AFP/JOHN THYS

L'Union européenne (UE) est parvenue hier à un compromis en vue de lutter contre l'évasion fiscale des entreprises. Après avoir édulcoré une première proposition, les Vingt-Huit ont accouché d'un compromis dont l'ONG de lutte contre la pauvreté Oxfam estime toutefois qu'il est sans la moindre portée.
« L'accord d'aujourd'hui frappe un grand coup contre ceux qui tentent de se soustraire à l'impôt sur les sociétés », a plaidé le commissaire européen chargé des Questions fiscales, Pierre Moscovici. Le compromis transforme des normes internationales non contraignantes en règles fermes et va au-delà de ce qui a été convenu par l'OCDE, ce qui, de l'avis des comptables et auditeurs, est une erreur. Cet arrangement n'a pu être conclu qu'après avoir renoncé à certaines des clauses les plus controversées du texte d'origine, ou du moins les avoir repoussées, ce qui soulève quelques doutes sur l'efficacité du nouveau corpus.
« Nous ne savons pas précisément ce qu'on pourra récupérer d'impôts », a dit un haut fonctionnaire de la Commission, en référence à une estimation du Parlement européen selon laquelle l'évasion fiscale coûte annuellement à l'UE jusqu'à 70 milliards d'euros (79 milliards de dollars).
Une clause qui prévoyait d'imposer les dividendes et plus-values que les firmes européennes versent aux sociétés qu'elles contrôlent dans des pays à fiscalité faible ou inexistante a ainsi été abandonnée. De surcroît, les États pourront bénéficier d'une dérogation à l'application de certaines dispositions du compromis jusqu'en 2024 et non pas 2019, comme prévu à l'origine.

(source : Reuters)

L'Union européenne (UE) est parvenue hier à un compromis en vue de lutter contre l'évasion fiscale des entreprises. Après avoir édulcoré une première proposition, les Vingt-Huit ont accouché d'un compromis dont l'ONG de lutte contre la pauvreté Oxfam estime toutefois qu'il est sans la moindre portée.« L'accord d'aujourd'hui frappe un grand coup contre ceux qui tentent de se soustraire à l'impôt sur les sociétés », a plaidé le commissaire européen chargé des Questions fiscales, Pierre Moscovici. Le compromis transforme des normes internationales non contraignantes en règles fermes et va au-delà de ce qui a été convenu par l'OCDE, ce qui, de l'avis des comptables et auditeurs, est une erreur. Cet arrangement n'a pu être conclu qu'après avoir renoncé à certaines des clauses les plus controversées du texte...
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