Les funérailles hier de Belal al-Zuhbe, l’un des militaires tués lors d’une attaque dans la région de Rokbane. Muhammad Hamed/Reuters
Six militaires ont péri hier dans un attentat-suicide à la voiture piégée dans la région désertique de Rokbane, en Jordanie, à la frontière avec la Syrie, où sont massés des dizaines de milliers de réfugiés syriens fuyant la guerre dans leur pays.Selon un communiqué de l'armée, la voiture piégée a explosé à 05h30 dans la région de Rokbane (Nord-Est), faisant six morts – 4 gardes-frontières, un membre des services de sécurité et un agent de la protection civile –, ainsi que 14 blessés. La voiture piégée est partie du camp de fortune des réfugiés syriens, avant de passer par une ouverture – utilisée pour le passage de l'aide humanitaire – dans une barrière de terre séparant le camp et la première position de l'armée en Jordanie. Le conducteur a fait exploser son véhicule à son arrivée au niveau de la « position militaire avancée », après avoir réussi à éviter les tirs des militaires, selon le texte.
Quelques heures après cet attentat, le roi Abdallah II s'est rendu au QG de l'armée à Amman, où il a promis de « frapper avec une main de fer quiconque qui tente de porter atteinte à la sécurité du pays ou de ses frontières ». « Ces actes terroristes odieux ne peuvent que renforcer notre volonté de lutter contre le terrorisme », a-t-il affirmé au QG de l'armée, selon un communiqué du palais royal.
L'ambassade des États-Unis à Amman a pour sa part condamné un « acte terroriste lâche », réaffirmant dans un communiqué le « soutien indéfectible » de Washington aux forces armées jordaniennes.
« Craintes d'infiltration de l'EI »
L'attentat accentue les inquiétudes d'Amman qui exprime régulièrement des craintes de voir les jihadistes du groupe État islamique (EI) s'infiltrer depuis la Syrie, notamment en se fondant aux réfugiés syriens accueillis dans le pays. Ce genre d'attaques est pourtant rare en Jordanie qui participe depuis 2014 à la coalition internationale conduite par les États-Unis contre le groupe jihadiste.
L'attentat s'est produit dans un no man's land où ont été massés plus de 60 000 Syriens souhaitant se réfugier en Jordanie, selon les derniers chiffres officiels jordaniens. Le HCR avait exhorté les autorités jordaniennes à « cesser de bloquer les gens dans les zones frontalières » et à « les transférer rapidement vers des centres de transit ».
Mais Amman avance des « considérations sécuritaires » pour expliquer la lenteur de l'accueil des Syriens, affirmant craindre que des jihadistes de l'EI ne s'infiltrent parmi les réfugiés. Près de 2 000 Syriens parmi les réfugiés sont soupçonnés de collaborer avec l'EI, avait prévenu en mai le chef des gardes-frontières, le général Saber al-Mahayra, ajoutant que des armes et des munitions avaient été saisies auprès des réfugiés.
(Source : AFP)


Mais que croyez vous donc ? Le hezb résistant était présent à cette frontière avec la Jordanie. Alors là mon petit roi , frapper d'une main de fer tes bactéries salafowahabites, tu l'aurais fait quand on a immolé ton pilote sous les yeux du monde entier. Continue à faire partie de cette " coalition" viscieuse.
10 h 40, le 22 juin 2016