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Moyen Orient et Monde - Crash Aérien

Les deux boîtes noires de l’Airbus d’EgyptAir retrouvées

Les enregistreurs de vol doivent être transférés au Caire pour être analysés.

Les deux boîtes noires de l’avion d’Egyptair repêchées en Méditerranée. Centre d’information du ministère égyptien de l’aviation civile/AFP

Les deux boîtes noires repêchées ces dernières 24 heures en Méditerranée redonnent aux enquêteurs et aux familles des 66 victimes l'espoir d'élucider les raisons du crash de l'Airbus d'EgyptAir.
Le Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol, a en effet été repêché hier, a annoncé la commission d'enquête égyptienne, au lendemain de la découverte de la première boîte noire, l'enregistreur de voix CVR (Cockpit Voice Recorder), qui concerne les conversations dans le cockpit. Les boîtes noires ont été retrouvées « en morceaux » mais, dans les deux cas, les équipes de recherche ont pu récupérer « la partie la plus importante de l'enregistreur, qui contient la mémoire de l'appareil », selon la commission d'enquête. C'est le John Lethbridge, un navire de la compagnie française Deep Ocean Search (DOS), qui a repêché les deux boîtes noires dans la zone du crash, à environ 290 km au nord de la côte égyptienne, entre la Crète et l'Égypte, selon les enquêteurs. Ce navire est équipé d'un robot conçu pour cartographier les fonds et remonter des petits éléments immergés jusqu'à 6 000 m de profondeur.
Pour rappel, l'Airbus A320 reliant Paris au Caire s'est abîmé le 19 mai avec ses 66 occupants, dont 40 Égyptiens et 15 Français, après avoir soudainement disparu des écrans radars, pour des raisons encore indéterminées.
Les deux enregistreurs de vol vont être transférés au Caire, où les enquêteurs égyptiens, épaulés par les experts français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et du constructeur européen Airbus doivent extraire et analyser leur contenu. L'« analyse des données pourrait prendre plusieurs semaines », a averti hier la commission d'enquête égyptienne dans un communiqué.

Questions « importantes »
Pour Jean Serrat, consultant en aéronautique, l'analyse de la première boîte noire va permettre de répondre « à des questions extrêmement importantes ». « Est-ce que l'équipage a été surpris et n'a pas eu le temps d'agir ? Ou est-ce qu'il y a eu un phénomène important qui s'est passé à bord qui fait que l'équipage a déclenché une procédure d'urgence qui s'est ensuite mal déroulée ? Est-ce qu'il y a un bruit d'explosion ou de décompression explosive de l'avion? » s'interroge cet ancien commandant de bord. Le CVR fonctionne comme un magnétophone et contient généralement jusqu'à deux heures de conversation : voix du commandant de bord et du copilote, communications entre le cockpit, le chef de cabine et les hôtesses/stewards, mais aussi des bruits d'ambiance dans l'avion. « Si la mémoire des deux enregistreurs est en bon état, leur contenu sera immédiatement récupéré par les laboratoires », a indiqué la commission d'enquête dans son communiqué. « Si des dommages sont constatés, on fera ce qu'il faut pour les réparer », poursuit-elle en précisant que si ces dommages sont « importants », les boîtes noires seront envoyées à l'étranger pour être réparées.
Enfin, le BEA a annoncé hier qu'il dépêchait au Caire un de ses enquêteurs « afin d'apporter (son) expertise technique à la lecture des deux enregistreurs ».

(Source : AFP)

Les deux boîtes noires repêchées ces dernières 24 heures en Méditerranée redonnent aux enquêteurs et aux familles des 66 victimes l'espoir d'élucider les raisons du crash de l'Airbus d'EgyptAir.Le Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol, a en effet été repêché hier, a annoncé la commission d'enquête égyptienne, au lendemain de la découverte de la première boîte noire, l'enregistreur de voix CVR (Cockpit Voice Recorder), qui concerne les conversations dans le cockpit. Les boîtes noires ont été retrouvées « en morceaux » mais, dans les deux cas, les équipes de recherche ont pu récupérer « la partie la plus importante de l'enregistreur, qui contient la mémoire de l'appareil », selon la commission d'enquête. C'est le John Lethbridge, un navire de la compagnie française Deep...
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