: Un pipeline transportant du gaz naturel aux États-Unis. Photo Reuters
Le marché du gaz devrait rester excédentaire au cours des prochaines années en raison d'une forte hausse de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) face à une demande mondiale qui perd en vigueur, a estimé hier l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
L'AIE a revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de gaz, qui devrait augmenter de 1,5 % en moyenne par an entre 2015 et 2021, contre une anticipation précédente de 2 %, pour atteindre 3 900 milliards de mètres cubes en fin de période, a précisé l'AIE dans son rapport annuel sur les perspectives mondiales du gaz. Cette hausse viendra notamment de l'Inde et probablement la Chine, tandis que la demande s'essoufflera sur deux marchés-clés, la Corée du Sud et le Japon.
Durant les six années précédentes, la demande mondiale de gaz avait progressé de 2,5 % par an.
« Un ralentissement de la croissance de la demande d'énergie primaire et le déclin de l'intensité énergétique de l'économie mondiale pèsent sur la croissance de la demande de toutes les énergies fossiles, gaz y compris », a souligné l'AIE.
Le développement soutenu des énergies renouvelables et un charbon bon marché entravent aussi la progression du gaz dans le secteur de la production d'électricité.
Dans le même temps, la production de gaz devrait progresser de 1,5 % par an en moyenne entre 2015 et 2021, moins rapidement toutefois que sur les six années précédentes, du fait notamment de coupes dans les investissements.
En conséquence, le marché devrait rester excédentaire au moins jusqu'en 2018, avant de commencer à se rééquilibrer progressivement jusqu'en 2021, selon l'AIE. Les prix de marché du gaz resteront donc sous pression, notamment en Europe, perçue comme un débouché pour les cargaisons de GNL excédentaires « en raison de la flexibilité de son système gazier et des marchés spot bien développés », a ajouté l'agence basée à Paris.
(Source : AFP)

