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Cinema- - En Salles

Crowe et Gosling s’amusent à amuser

« The Nice Guys » est un « buddy movie » enlevé et rafraîchissant, et qui permet aux deux acteurs d'exceller dans des registres auxquels ils ne sont pas habitués.

Il faut remercier la trilogie Iron Man pour avoir relancé deux artistes auxquels on doit deux des meilleurs films de cette première moitié d'année, Jon Favreau et son Livre de la jungle, et Shane Black, l'auteur de The Nice Guys, sujet de ces lignes.
Car Shane Black est un rescapé. On lui doit les scénarios de certains des plus gros hits des années 80, comme la saga de Lethal Weapon (Armes fatales) et d'autres fameux buddy movies. Mais, victime des modes et d'une industrie vivant sur le renouvellement, il disparaît du circuit pour réapparaître en 2005, avec un excellent Kiss Kiss Bang Bang. Succès public d'estime, mais chouchou des critiques, c'est le film qui a relancé Robert Downey Jr qui, depuis, enchaîne les Sherlock contre Iron Man La revanche avec un art de l'industrie très consommé. Downey étant lui-même un rescapé, c'est avec une gratitude peu partagée à Hollywood qu'il fait profiter de son nouveau pouvoir son ami et l'impose à la réalisation de Iron Man 3. Énorme carton interplanétaire puisque premier film Marvel à dépasser le milliard de dollars de recettes mondiales, il permet à Black de revenir sur le devant de la scène et de négocier des films plus personnels, comme ce Nice Guys.
Ce film met en scène un détective hydrocéphale et alcoolique et une brute violente et sans aucune morale. Campés par un Ryan Gosling merveilleusement bovin et un Russel Crowe tout en masculinité outrancière, Nice Guys entraîne le spectateur dans un univers sublimement 70's, tout en strass, liberté, violence graphique, velours et créativité chimique, avec une mention spéciale aux choix immobiliers et à cette maison totalement disco. Rythmé, drôle, décalé, parfois étonnant dans ses ressorts scénaristiques, bénéficiant de l'énergie euphorisante des deux acteurs et des autres seconds rôles, doté de dialogues au cordeau (les saillies verbales étant la spécialité de Black et l'élément le plus évident pour rapprocher les spectateurs du duo en gestation), Nice Guys est une alternative crédible et nécessaire aux blockbusters et autres reboots que l'été va nous imposer, comme ce Tarzan buvant son café le petit doigt en l'air avant d'assommer un gorille trois fois plus grand que lui.

O.G.D.

Il faut remercier la trilogie Iron Man pour avoir relancé deux artistes auxquels on doit deux des meilleurs films de cette première moitié d'année, Jon Favreau et son Livre de la jungle, et Shane Black, l'auteur de The Nice Guys, sujet de ces lignes.Car Shane Black est un rescapé. On lui doit les scénarios de certains des plus gros hits des années 80, comme la saga de Lethal Weapon (Armes fatales) et d'autres fameux buddy movies. Mais, victime des modes et d'une industrie vivant sur le renouvellement, il disparaît du circuit pour réapparaître en 2005, avec un excellent Kiss Kiss Bang Bang. Succès public d'estime, mais chouchou des critiques, c'est le film qui a relancé Robert Downey Jr qui, depuis, enchaîne les Sherlock contre Iron Man La revanche avec un art de l'industrie très consommé. Downey étant lui-même un...
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