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Économie

Les journaliers d’EDL intensifient leur mobilisation

Social
P. H. B. | OLJ
31/05/2016

Plusieurs dizaines de travailleurs journaliers d'Électricité du Liban (EDL) ont investi hier – pour la 4e fois depuis le début du mois – le siège du fournisseur d'électricité, allant cette fois jusqu'à empêcher les représentants de la société Tricom, une agence qui emploie plusieurs centaines d'entre eux pour le compte d'EDL, d'accéder au bâtiment.
« Ces derniers étaient venus déposer le dossier de candidature de Tricom à un appel d'offres lancé le 14 mai par EDL pour renouveler ce contrat de service et dont la date limite pour le dépôt des offres était aujourd'hui », a expliqué à L'Orient-Le Jour une source à EDL. « Les journaliers espèrent ainsi qu'EDL annule cette procédure – à laquelle participent 10 autres sociétés – et prolonge le mandat de Tricom, qui arrive à échéance début août », a-t-elle poursuivi.
Dans un communiqué publié dans la matinée, les journaliers d'EDL ont de leur côté accusé EDL de manœuvrer pour « contourner les conditions fixées lors de l'accord politique de 2014 » et appelé à l'organisation d'une « grève générale » si la direction de l'établissement public persistait à « piétiner leurs droits ».
Conclu le 5 décembre 2014 entre le député Walid Joumblatt, le président du Parlement, Nabih Berry, et le député Michel Aoun, l'accord auquel le communiqué fait référence avait permis de mettre fin à quatre mois d'occupation du siège d'EDL par les journaliers. Il imposait notamment à EDL d'accélérer l'organisation du concours administratif prévu par une loi d'avril 2012 pour permettre à une partie d'entre eux d'être intégrés aux effectifs du fournisseur. Plus de 2 000 journaliers, engagés pour certains depuis les années 90, pour assurer une partie des opérations de maintenance et de collecte des factures, sans bénéficier des mêmes garanties que les fonctionnaires réguliers, étaient alors concernés par les revendications des grévistes.
À ce jour, seuls 356 postes vacants sur les 897 fixés par EDL ont été pourvus alors que l'établissement refuse toujours d'intégrer 69 journaliers ayant réussi le concours pendant les sessions organisées en 2015, faute de postes vacants.

P. H. B.

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