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Économie

Zone euro : quel ralentissement au T2 ?

UEM : PMI vs croissance du PIB

Avec une croissance du PIB réel de 2,1 % t/t annualisé au T1, la zone euro a surpris en bien. Surprise, car l'environnement global et financier s'était dégradé, ce qui aurait dû peser sur l'activité. Surprise aussi car, après avoir passé plusieurs mois aux alentours de 54, le PMI composite avait chuté de 1 point au début du trimestre, suggérant que la reprise européenne allait perdre de sa force. Sur la majeure partie de 2015, le rythme de croissance a été plus bas que ce que suggérait le climat des affaires, mais plus haut au T1 2016 (graphe ci-contre). Qu'en est-il des perspectives du T2 ? La remontée des prix de l'essence est négative pour les ménages, mais le principal soutien du revenu, et donc de la consommation, est le rebond de l'emploi. Les mesures de la BCE en faveur de l'octroi de crédit commencent à jouer à plein, ce qui devrait favoriser les dépenses d'investissement des entreprises. Rien n'indique que les dépenses publiques vont caler. En somme, la demande intérieure en zone euro a toutes les chances de rester solide au T2. La remontée de l'euro n'est pas propice aux exportations, mais l'impact négatif n'est pas immédiat et, de plus, il serait atténué si la croissance globale se stabilise ou s'améliore. La volatilité de certaines dépenses (comme l'investissement en construction) peut certainement freiner la croissance du T2, mais dans l'ensemble, les facteurs de la reprise cyclique restent en place. Les diverses mesures de climat des affaires (Ifo, PMI, INSEE) permettront cette semaine d'affiner ce jugement.

Cet article est réalisé par Fidus

Avec une croissance du PIB réel de 2,1 % t/t annualisé au T1, la zone euro a surpris en bien. Surprise, car l'environnement global et financier s'était dégradé, ce qui aurait dû peser sur l'activité. Surprise aussi car, après avoir passé plusieurs mois aux alentours de 54, le PMI composite avait chuté de 1 point au début du trimestre, suggérant que la reprise européenne allait perdre de sa force. Sur la majeure partie de 2015, le rythme de croissance a été plus bas que ce que suggérait le climat des affaires, mais plus haut au T1 2016 (graphe ci-contre). Qu'en est-il des perspectives du T2 ? La remontée des prix de l'essence est négative pour les ménages, mais le principal soutien du revenu, et donc de la consommation, est le rebond de l'emploi. Les mesures de la BCE en faveur de l'octroi de crédit commencent à...
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