Épidémie
Zika est le résultat de l'abandon des politiques antimoustiques dans les années 1970
L'épidémie de Zika en Amérique latine est le résultat de l'abandon des politiques antimoustiques dans les années 1970, a affirmé hier la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan.
« Par-dessus tout, la propagation de Zika, la résurgence de la dengue et la menace émergente du chikungunya sont le résultat de la politique désastreuse des années 1970 conduisant à l'abandon du contrôle des moustiques », a-t-elle déclaré à l'ouverture de l'assemblée mondiale de la santé qui réunit à Genève cette semaine environ 3 000 participants.
L'épidémie de Zika a révélé l'« incapacité » de certains pays affectés « à proposer un accès universel aux services de planning familial », a dit Mme Chan, soulignant que « l'Amérique latine et les Caraïbes ont la plus forte proportion de grossesses non désirées dans le monde entier ».
« Zika nous a pris par surprise, sans vaccin et sans test de diagnostic fiables et largement disponibles, a constaté Mme Chan. Pour protéger les femmes en âge de procréer, que pouvons-nous faire ? Offrir des conseils : éviter les piqûres de moustique. Retarder la grossesse. Ne pas voyager dans les régions touchées. »
Rapport
L'espérance de vie dans le monde en hausse de 5 ans depuis 2000
L'espérance de vie dans le monde a augmenté de cinq ans entre 2000 et 2015, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS), grâce notamment aux progrès enregistrés en Afrique contre le sida et le paludisme.
Les gains en longévité accomplis au cours des quinze dernières années sont les plus importants depuis les années 1960, époque où le monde – en particulier l'Europe et le Japon – a bénéficié des progrès socioéconomiques liés à la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, a souligné l'OMS.
En moyenne, un enfant né en 2015 peut espérer vivre 71,4 années : davantage pour les femmes (73,8 ans) que pour les hommes (69,1 ans), selon les données publiées dans le rapport annuel de l'OMS.
Malgré les progrès accomplis dans les pays les plus pauvres, l'OMS souligne qu'il subsiste des différences importantes en termes d'espérance de vie entre pays développés et pays en développement. Les statistiques indiquent qu'une fillette née aujourd'hui au Japon a la plus longue espérance de vie, 86,8 ans.
Pour les hommes, c'est la Suisse qui offre le meilleur environnement, avec une durée de vie moyenne de 81,3 ans. La Sierra Leone occupe la dernière place du classement pour les deux sexes, avec 50,8 ans en moyenne pour les femmes et 49,3 ans pour les hommes.
Pour allonger encore la durée de vie, l'OMS pointe des domaines où des progrès sont nécessaires : réduire le nombre de fumeurs – actuellement de 1,1 milliard dans le monde – et fournir de l'eau potable à quelque 1,8 milliard de personnes qui boivent de l'eau contaminée chaque jour.
Tabagisme
Une campagne pour démonter les idées reçues entourant le tabac
Non, le sport ne nettoie pas les poumons des fumeurs ! Une nouvelle campagne de sensibilisation a été lancée hier en France en amont de la journée mondiale sans tabac pour « démonter les idées reçues ».
Certains facteurs, comme la pratique d'un sport, « la jeunesse ou encore une faible consommation de tabac, sont parfois présentés comme ayant une action protectrice, mais c'est en fait tout le contraire », soulignent le ministère de la Santé et l'agence Santé publique France. « Ces contre-vérités ne font qu'entretenir les dangers encourus par les fumeurs et nuisent à leur santé ainsi qu'à leur bien-être », ajoutent-ils.
Du 23 au 31 mai, « une première phase de la campagne a pour vocation de démonter ces idées reçues » avec des messages simples : non, le cancer des poumons ne touche pas que les seniors. Il touche aussi les fumeurs dès 35 ans. Non, faire du sport tous les jours ne protège pas les fumeurs du cancer : ça ne nettoie pas leurs poumons. Non, fumer « seulement » quatre cigarettes par jour n'est pas sans risque. En fait, ça multiplie par trois le risque d'infarctus...
La campagne sera présente dans les bureaux de tabac, les commerces de proximité et les bars sous forme d'affichage, et via des bannières diffusées sur le web et les mobiles.
(Source : AFP)
L'épidémie de Zika en Amérique latine est le résultat de l'abandon des politiques antimoustiques dans les années 1970, a affirmé hier la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan.« Par-dessus tout, la propagation de Zika, la résurgence de la dengue et la menace émergente du chikungunya sont le résultat de la politique désastreuse des années 1970 conduisant à l'abandon du contrôle des moustiques », a-t-elle déclaré à l'ouverture de l'assemblée mondiale de la santé qui réunit à Genève cette semaine environ 3 000 participants.L'épidémie de Zika a révélé l'« incapacité » de certains pays affectés « à proposer un accès universel aux services de planning...


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