Les commissions parlementaires mixtes réunies jeudi place de l'Etoile pour débattre d'une nouvelle loi électorale. Photo Nasser Traboulsi
Les commissions parlementaires mixtes se sont réunies jeudi place de l’Étoile pour débattre d'une nouvelle loi électorale, sans aboutir à un terrain d'entente. Une nouvelle séance a été fixée au 26 mai.
A l'issue de la réunion, le vice-président de la Chambre des députés, Farid Makari, a ainsi fait état de divergences de points de vue, notamment en ce qui concerne la loi proportionnelle. "Le dialogue au sein de la réunion des commissions mixtes a été axé sur les circonscriptions électorales d'une part et le système électoral d'autre part, a déclaré M. Makari. "La division est claire entre ceux qui soutiennent la proportionnelle et ceux qui s'y opposent. Nous avons décidé aujourd'hui de concentrer les discussions lors de la prochaine séance sur la loi mixte", a-t-il indiqué, précisant qu'"une partie des députés soutient une loi adoptant le scrutin majoritaire selon la circonscription réduite".
M. Makari a également précisé que, lors de la réunion, "le débat a surtout porté sur l'augmentation du nombre des députés au sein du Parlement afin que des sièges pour les émigrés soient prévus".
"Nous avons proposé que la diaspora libanaise soit représentée. Si nous avons l'intention de faire participer l'émigré libanais à la vie politique, nous devons lui donner le droit de voter", a de son côté déclaré le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, à l'issue de la séance.
Pour la loi mixte
Georges Adwan, député membre des Forces libanaises, a ensuite pris la parole pour s'exprimer en faveur de la loi mixte, prévoyant le cumul des régimes proportionnel et majoritaire, et contre la loi de 1960 actuellement en vigueur. "La loi électorale mixte est la loi démocratique par excellence, a-t-il affirmé. Retourner à la loi de 1960 signifie refuser la bonne représentation de la société libanaise dans toutes ses composantes, cela signifie également que la crise libanaise durera parce que le même Parlement sortira vainqueur à l'issue des élections". "Si nous voulons combattre la corruption, nous devons permettre au citoyen de réclamer des comptes aux responsables et cette loi (de 1960) ne le leur permet pas", a ajouté M. Adwan, appelant les Libanais "à mettre la pression pour qu'une nouvelle loi mixte soit adoptée".
Même son de cloche du côté de Samy Gemayel, président des Kataëb. "La loi de 1960 est un crime à l'encontre de la bonne représentation, a-t-il lancé. Nous voulons faire tout ce qui est possible pour changer cette loi". M. Gemayel a également indiqué avoir proposé que les commissions mixtes se réunissent deux fois par semaine "pour que le travail aille plus vite".
"Nous ne sommes pas prêts à accepter une loi fondée sur la proportionnelle, nous sommes avec la loi mixte et c'est avec cette loi que nous tenons à sortir de la crise", a pour sa part déclaré Ahmad Fatfat, député membre du Courant du Futur. "La loi électorale est un dossier qui requiert un consensus politique", a-t-il poursuivi.
Pour la proportionnelle
Ali Fayad, membre du bloc de la Loyauté à la résistance, a quant à lui dénoncé les attaques contre la proportionnelle. "Il est désolant d'écouter ces attaques. Le système proportionnel n'est pas une invention libanaise, il a été créé en faveur des sociétés pluralistes qui ressemblent à la société libanaise", a-t-il dit.
"Celui qui refuse la proportionnelle encourage le monopole alors que celui qui est en faveur de la proportionnelle encourage le pluralisme au sein de la Chambre des députés et milite pour que toutes les minorités soient représentées", a-t-il poursuivi.
Abondant dans le même sens, le député Kassem Hachem, membre du bloc parlementaire du Développement et de la Libération, a estimé que "la loi proportionnelle est la plus juste". "Cette loi permet la bonne représentation et répond aux objectifs de de la majorité des Libanais", a-t-il estimé.
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Ou même, "légumes" !
12 h 01, le 20 mai 2016