La Réserve fédérale aura probablement relevé ses taux d'intérêt en juin si les indicateurs macroéconomiques vont dans le sens d'une accélération de la croissance aux États-Unis au deuxième trimestre, d'un redressement de l'inflation et d'un raffermissement du marché du travail, montre le compte rendu de sa dernière réunion publié mercredi. Cette opinion, exprimée par la plupart des responsables de la Fed lors de la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) des 26 et 27 avril, indique que ces derniers sont bien plus proches de procéder à nouveau tour de vis monétaire que ne le pensait Wall Street jusqu'à présent. Les responsables de la Fed ont dit en outre moins craindre un ralentissement de l'économie mondiale. Le prix des contrats à terme sur les taux d'intérêt américains indique que les investisseurs estiment désormais à 34 % la probabilité d'une hausse des taux le mois prochain contre 19 % juste avant la publication des minutes, selon CME Group. Wall Street s'est retournée à la baisse, tandis que le dollar s'est raffermi. Les rendements des bons du Trésor ont augmenté, le 30 ans touchant un plus haut de deux semaines. La Fed a relevé ses taux en décembre pour la première fois en près de 10 ans, portant sa fourchette d'objectifs à 0,25-0,50 %. Elle n'y a plus touché depuis tout en indiquant en mars qu'elle les relèverait probablement à deux reprises cette année, ce à quoi le marché ne croyait guère en pariant au mieux sur une seule hausse en 2016. La prochaine réunion du FOMC aura lieu les 14 et 15 juin. Lors de la réunion du mois d'avril, certains responsables ont exprimé leur inquiétude face au ralentissement de la croissance américaine au premier trimestre, donnée à 0,5 % en rythme annualisé. D'autres ont toutefois avancé que la vigueur des créations d'emploi témoignait de la résistance de l'économie américaine et que les chiffres de la croissance du début d'année pourraient être erronés. Certains responsables se sont dit préoccupés par la possibilité de turbulences sur les marchés financiers à l'approche du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne le 23 juin ou en raison de la politique de taux de change de la Chine.
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