Ce mardi 17 mai, la foule se presse au waterfront pour assister au coup d'envoi du Festival de Beyrouth. Sous un dôme blanc immaculé, que les organisateurs assurent être le plus grand du monde, Daniel Georr narre dans un spectacle hyperbolique l'histoire de Beyrouth, de son occupation, de sa réappropriation, de sa résilience, porté par les mains virtuoses du pianiste et compositeur Guy Manoukian. Le dispositif est grandiose, la foule enthousiaste : sur les parois du dôme sont projetées à 360 degrés des épreuves de l'histoire de la ville. Le festival est une déclaration d'amour des organisateurs à leur Beyrouth, qui prend la forme d'une installation spectaculaire mais provisoire, pour perpétuer une mémoire douloureuse mais éternelle. La preuve, une fois encore, de la capacité des Beyrouthins de chanter leur ville, et de danser leurs rêves. Le spectacle continue ce soir et demain 19 mai à 20h. L'hymne à Beyrouth, sur le dôme immaculé d'une mémoire entachée...

