Violence
Directives de l'OMS pour traiter les femmes victimes de mutilations génitales
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié hier, pour la première fois, des directives à l'intention des professionnels de santé sur la façon de traiter les femmes victimes de mutilations génitales, espérant ainsi diminuer en partie leurs souffrances. L'OMS estime que 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi des mutilations génitales, avec des conséquences allant de saignements et douleurs notamment en urinant ou pendant l'acte sexuel à des complications souvent fatales pendant l'accouchement, en passant par des traumatismes psychologiques profonds.
Ces mutilations sont pratiquées essentiellement en Afrique, ainsi qu'en certains endroits d'Asie ou du Moyen-Orient, mais avec les migrations de ces dernières décennies, elles sont également présentes en Occident. D'où la nécessité de directives pour traiter ces femmes, de façon à ne pas les faire souffrir encore plus.
L'OMS recommande principalement une aide psychologique et des conseils pour tenter de rendre l'acte sexuel moins pénible. Et surtout la pratique, pour les femmes enceintes, de rouvrir le vagin qui a été cousu – une situation qui provoque de nombreux décès pendant les accouchements, le bébé ne réussissant pas à sortir. Elle demande aussi au personnel médical des régions les plus concernées de refuser d'effectuer ces mutilations – même s'ils ont des raisons de penser que leur refus signifiera que la mutilation sera pratiquée de toute façon, et dans des conditions plus dangereuses pour la jeune fille.
Études
L'excès de poids est moins risqué pour la santé qu'il y a trente ans
Avoir un poids excessif paraît moins risqué pour la santé aujourd'hui qu'il y a une trentaine d'années, selon une étude effectuée au Danemark et publiée dans le Journal of the American Medical Association (Jama).
Les chercheurs n'ont pas trouvé de réelle explication, mais ils ont découvert que l'indice de masse corporelle (IMC) lié à un plus faible risque de mortalité avait augmenté ces trente dernières années, passant de 23,7 pour la période 1976-1978 à 27 pour la période 2003-2013. L'IMC est calculé en prenant le poids divisé par la taille au carré.
Ces résultats ont été constatés dans toutes les tranches d'âge, chez les hommes et les femmes, en tenant compte des différents facteurs de risque comme le tabagisme, relèvent les chercheurs. De précédents travaux indiquaient déjà que malgré une augmentation de l'IMC moyen ces dernières décennies dans la plupart des pays, la prévalence des facteurs de risques cardio-vasculaires paraissait diminuer parmi les obèses.
Pour cette étude, ces chercheurs ont suivi trois groupes représentatifs de la population recrutés à différentes époques. Il s'agit des 13 704 personnes de l'étude cardio-vasculaire de Copenhague de 1976-1978, des 9 482 participants de celle de 1991-1994 et des 97 362 personnes de l'étude de la population générale de Copenhague effectuée de 2003 à 2013. Les participants ont été suivis jusqu'en novembre 2014.
Les résultats constatés dans tous les échantillons de ces différents groupes indiquent qu'un IMC optimal de 27 correspond au plus bas risque de mortalité.
Les chercheurs soulignent toutefois la nécessité de faire des études supplémentaires pour éclaircir les raisons de ce changement de l'IMC optimum pour le risque de mortalité, et voir les implications qui en découlent.
La santé des 10-24 ans trop souvent négligée dans le monde
Si la santé des enfants de moins de cinq ans s'est considérablement améliorée dans le monde, celle des 10-24 ans, en particulier dans les pays pauvres, pâtit de décennies de manque de soins et de prévention compromettant leur avenir, selon une vaste étude publiée dans la revue britannique The Lancet.
Deux tiers des jeunes grandissent dans des pays où le virus du sida, les grossesses précoces, des relations sexuelles non protégées ou encore la dépression et la violence menacent quotidiennement leur santé, leur bien-être et leur espérance de vie, relèvent des chercheurs dont l'étude a été menée de 1990 à 2013. Pourtant, il existe des moyens de prévention pour pallier ces situations, observent-ils.
Les 10-24 ans représentent un quart de la population, soit 1,8 milliard de personnes. Leur nombre devrait en outre atteindre deux milliards d'ici à 2032. Neuf sur dix d'entre eux vivent dans un pays en voie de développement, là où les risques sont les plus grands. Et, depuis 1990, leur taux de mortalité a diminué plus lentement que celui des enfants de moins de cinq ans.
Des relations sexuelles non protégées constituent le facteur de risque qui a pris le plus d'ampleur ces vingt-trois dernières années pour les 10-24 ans. S'agissant des seuls 20-24 ans, l'alcool reste le facteur principal de risque suivi de la consommation de drogue.
(Source : AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié hier, pour la première fois, des directives à l'intention des professionnels de santé sur la façon de traiter les femmes victimes de mutilations génitales, espérant ainsi diminuer en partie leurs souffrances. L'OMS estime que 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi des mutilations génitales, avec des conséquences allant de saignements et douleurs notamment en urinant ou pendant l'acte sexuel à des complications souvent fatales pendant l'accouchement, en passant par des traumatismes psychologiques profonds.Ces mutilations sont pratiquées essentiellement en Afrique, ainsi qu'en certains endroits d'Asie ou du Moyen-Orient, mais avec les migrations de ces dernières...


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