« Il est difficile de mesurer avec exactitude l’effet que ce problème aura sur nos ventes », a commenté le patron du groupe, Tetsuro Aikawa. Thomas Peter/Reuters
Le groupe automobile japonais Mitsubishi Motors Corporation (MMC) a différé hier l'annonce de prévisions de résultats pour 2016-2017, afin d'évaluer les répercussions du scandale révélé il y a une semaine qui a déjà fait plonger ses commandes de moitié dans l'archipel.
Le constructeur a avoué des manipulations de données sur plusieurs modèles de minivoitures dans le but d'embellir leurs performances énergétiques. Et le problème pourrait s'étendre, alors que MMC a reconnu mardi avoir utilisé des tests non homologués au Japon depuis 25 ans.
« Les estimations ont été reportées afin d'examiner avec précision l'impact » de cette affaire, a déclaré MMC dans un communiqué. « Il est difficile de mesurer avec exactitude l'effet que ce problème aura sur nos ventes », a commenté le patron du groupe, Tetsuro Aikawa, lors d'une conférence de presse. « Les commandes ont quasiment plongé de moitié au Japon depuis l'annonce de la fraude, a-t-il précisé. Cette situation est grave et je la prends très au sérieux. » Il a par ailleurs dit « ne pas avoir reçu d'informations à ce stade quant à l'impact sur les marchés étrangers ».
Face à cette affaire désastreuse pour sa réputation, déjà ternie par des camouflages de défauts sur divers véhicules dans les années 2000, MMC est dans une bien mauvaise posture. Pour l'heure, 625 000 voitures fabriquées depuis 2013 sont concernées, dont 468 000 produites pour son compatriote et partenaire Nissan, mais ce chiffre va grimper au vu des dernières révélations.
(Source : AFP)

