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Moyen Orient et Monde - Primaires Américaines

Trump fait des émules chez les républicains

La campagne de Donald Trump et sa rupture avec la direction du Parti républicain ont donné des idées et des ambitions à certains élus. Kena Betancur/AFP

S'il n'est pas encore assuré d'obtenir l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de novembre prochain, Donald Trump a déjà remporté une victoire : les primaires lui ont permis de faire des émules, qui pourraient se transformer en cauchemar pour la hiérarchie du Grand Old Party.
Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et figure de « l'establishment » républicain, a vu apparaître un rival inattendu dans sa circonscription du Wisconsin. L'homme d'affaires Paul Nehlen a décidé de marcher dans les pas de M. Trump, reprenant certaines idées du magnat de l'immobilier sans toutefois être toujours d'accord avec le personnage lui-même. Dans le New Hampshire, l'ancien sénateur républicain de l'État, Jim Rubens, a apporté son soutien à M. Trump et ambitionne de se présenter face à la sénatrice en place, Kelly Ayotte. En Arizona, c'est une sénatrice de l'État, Kelli Ward, qui prétend s'opposer à l'ancien candidat à la présidence John McCain, personnalité influente du Parti républicain.
La campagne de Donald Trump et sa rupture avec la direction du Parti républicain, qui ne veut le voir à aucun prix investi lors de la convention nationale de juillet, ont donné des idées et des ambitions à certains élus. Ce mouvement, qui a également gagné des États comme l'Alabama ou la Caroline du Nord, n'est pas une résurgence de la vague « antisystème » du Tea Party, qui avait porté au Congrès des élus très conservateurs en 2010. Alors que se profilent également les élections générales cet automne, aucun des sortants n'a pour l'instant été battu lors des primaires destinées à désigner les candidats républicains au Sénat et à la Chambre des représentants.

Casse-tête
Comme le rappelle l'analyste politique indépendant Nathan Gonzalez : « D'autres candidats tentent de reproduire son message, mais personne ne peut reproduire Donald Trump. »
Des observateurs notent toutefois qu'une investiture de M. Trump pourrait provoquer un mécontentement parmi certains électeurs républicains, qui pourraient alors décider de s'abstenir lors des élections générales favorisant ainsi l'élection des candidats démocrates. Il serait facile de négliger la candidature de Paul Nehlen face à Paul Ryan, dont la cote de popularité dépasse les 80 % parmi les républicains du Wisconsin. Pourtant, la direction du parti doit se souvenir qu'en 2014, Eric Cantor, alors n° 2 de la majorité à la Chambre des représentants, avait été battu par un obscur professeur d'université en Virginie.
M. Trump reproche régulièrement à M. Ryan d'avoir accepté de conclure un accord avec le président Barack Obama sur le budget et d'avoir soutenu des mesures comme le Partenariat transpacifique (PTP) ou la réforme sur l'immigration décidée par M. Obama. M. Nehlen explique que ces prises de position du président de la Chambre des représentants ont motivé sa candidature dissidente.
D'autres font valoir leur hostilité à la politique d'immigration menée par l'actuelle administration ou leur soutien à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, une mesure préconisée par M. Trump. Si elles ne sont pas de nature à remettre en cause la hiérarchie, ces voix contestatrices viennent confirmer le casse-tête auquel est confrontée la direction républicaine, au moment où M. Trump semble assuré de remporter la primaire dans l'État de New York et de relancer ainsi sa campagne.

James OLIPHANT / Reuters

S'il n'est pas encore assuré d'obtenir l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de novembre prochain, Donald Trump a déjà remporté une victoire : les primaires lui ont permis de faire des émules, qui pourraient se transformer en cauchemar pour la hiérarchie du Grand Old Party.Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et figure de « l'establishment » républicain, a vu apparaître un rival inattendu dans sa circonscription du Wisconsin. L'homme d'affaires Paul Nehlen a décidé de marcher dans les pas de M. Trump, reprenant certaines idées du magnat de l'immobilier sans toutefois être toujours d'accord avec le personnage lui-même. Dans le New Hampshire, l'ancien sénateur républicain de l'État, Jim Rubens, a apporté son soutien à M. Trump et ambitionne de se présenter face à la...
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