Le ministre belge de l’Intérieur, le nationaliste flamand Jan Jambon, est l’une des personnalités les plus controversées du gouvernement. Belga/Dirk Waem/AFP
Le ministre belge de l'Intérieur, le nationaliste flamand Jan Jambon, l'une des personnalités les plus controversées du gouvernement, était une nouvelle fois sous le feu des critiques hier après avoir affirmé qu'« une partie significative de la communauté musulmane » avait célébré les attentats de Bruxelles « en dansant ». « Une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats », avait déclaré samedi dans le journal flamand De Standaard le plus haut représentant au sein du gouvernement de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), parti qui est un pilier de la coalition de droite au pouvoir depuis octobre 2014. « Les terroristes, on peut les arrêter, les écarter de la société. Mais ils ne sont qu'une pustule. En dessous se trouve un cancer beaucoup plus difficile à traiter. Nous pouvons le faire, mais pas du jour au lendemain », assurait encore M. Jambon, qui revendique de dépasser « la pensée politiquement correcte » et d' « appeler un chat un chat ».
« Je crois que tout le monde en ces temps difficiles a droit à ses petites erreurs, mais il faut éviter de polariser davantage », a déclaré hier à l'égard de son collègue nationaliste le ministre de la Justice, le chrétien-démocrate flamand Koen Geens. Le chef du gouvernement, le libéral francophone Charles Michel, qui a refusé les démissions de Jan Jambon et de Koen Geens deux jours après les attentats qui ont fait 32 morts et des centaines de blessés à Bruxelles le 22 mars, a une nouvelle fois volé au secours de son bouillant allié, dont le départ signifierait probablement la chute du gouvernement.
« Dénigrant »
« Je confirme qu'il y a eu des expressions de soutien aux auteurs des attentats », a affirmé M. Michel, ajoutant toutefois qu'« il s'agissait d'actes provenant de personnes minoritaires » et qu'il « ne convient pas de faire des généralisations ». La presse francophone n'était pas tendre avec M. Jambon, proche depuis sa jeunesse de ceux qui en Flandre réclament l'indépendance de la région néerlandophone du nord de la Belgique. « Le problème de Jan Jambon ? Son vocabulaire dénigrant (pustule, cancer) et ses allégations (répétées) non étayées », tranchait le journal francophone Le Soir. Mais la presse flamande était également critique. « Recherchée : partie significative de la communauté musulmane qui a dansé », titrait hier De Standaard.
« Il ne s'agit pas de nombre ou de pourcentage, mais le fait que, dans le contexte actuel, certains se réjouissent encore est interpellant. C'est normal d'estimer qu'il y a un problème », se défendait hier la porte-parole de M. Jambon. Le chef du gouvernement régional de Bruxelles, le socialiste Rudi Vervoort, a pour sa part fait état « d'un seul fait », évoquant « des individus qui se sont retrouvés à proximité du domicile d'un des terroristes présumés et ont voulu faire la fête » le jour des attentats.
(Source : AFP)


IL N,A FAIT QUE DIRE LA VERITE ! ILS FETAIENT LE CARNAGE CONTRE LES MECREANTS... C,EST DANS LEURS MOEURS ET LEURS CROYANCES...
17 h 29, le 19 avril 2016