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Moyen Orient et Monde - Argentine

Kirchner face à la justice, ses partisans se mobilisent en masse

L’ex-présidente argentine Cristina Kirchner prononçant un discours devant ses partisans à la sortie du tribunal de Comodoro Py, à Buenos Aires, hier. Juan Mabromata/AFP

Convoquée pour une opération controversée de la Banque centrale pendant sa gestion, l'ex-présidente argentine Cristina Kirchner a été entendue hier par un juge.
En marge de l'audition, elle a rendu public un écrit dans lequel elle relève « un exercice abusif du pouvoir judiciaire » dans ce dossier. Alors que la rumeur courait qu'elle pourrait être placée en détention, Mme Kirchner est sortie libre du tribunal de Comodoro Py, à Buenos Aires, et a récusé le juge Claudio Bonadio, qui l'avait citée à comparaître. Cristina Kirchner, 63 ans, en retrait de la vie politique depuis décembre et la fin de son mandat, dans son fief de Patagonie (Sud), a profité de la convocation judiciaire pour reprendre sa place sur l'échiquier politique argentin, dénonçant la « partialité » de la justice et la politique économique du gouvernement du président de centre droit Mauricio Macri, qui lui a succédé. « Soyez tranquilles, ils peuvent me convoquer, vingt fois, me mettre en prison, mais ils ne me feront pas taire », a dit Cristina Kirchner, perchée sur une estrade devant le tribunal, à des dizaines de milliers de ses partisans. Le discours a duré plus d'une heure. Le gouvernement se défend pour sa part de toute ingérence dans les affaires judiciaires. « L'impunité, c'est terminé. Nous sommes tous égaux devant la loi », avait souligné la veille Mauricio Macri.
Malgré une pluie battante, des militants d'organisations qui la soutiennent ou défendent les douze années de gestion de Nestor et Cristina Kirchner (2003-2015) se sont déplacés pour lui réaffirmer leur appui. « Cristina, si tu vas en prison, j'irai en prison avec toi », était-il écrit sur une pancarte tenue par une manifestante.

(Source : AFP)

Convoquée pour une opération controversée de la Banque centrale pendant sa gestion, l'ex-présidente argentine Cristina Kirchner a été entendue hier par un juge.En marge de l'audition, elle a rendu public un écrit dans lequel elle relève « un exercice abusif du pouvoir judiciaire » dans ce dossier. Alors que la rumeur courait qu'elle pourrait être placée en détention, Mme Kirchner est sortie libre du tribunal de Comodoro Py, à Buenos Aires, et a récusé le juge Claudio Bonadio, qui l'avait citée à comparaître. Cristina Kirchner, 63 ans, en retrait de la vie politique depuis décembre et la fin de son mandat, dans son fief de Patagonie (Sud), a profité de la convocation judiciaire pour reprendre sa place sur l'échiquier politique argentin, dénonçant la « partialité » de la justice et la politique économique du...
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