Hajj Hassan veut modifier les accords de libre-échange
Le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a déclaré hier qu'il souhaitait que les accords commerciaux existant avec l'Union européenne (UE) et les pays arabes soient revus afin de réduire le déficit commercial, qui a atteint 15 milliards de dollars en 2015.
S'exprimant lors d'une conférence organisée par l'Université libanaise, le ministre a déclaré « ne pas vouloir annuler les accords existants » mais « reconsidérer certains points afin de corriger le déséquilibre dans les échanges commerciaux », causés par ces accords.
« (Nos partenaires) nous ont promis que leurs marchés seraient ouverts à nos produits. Mais c'est le contraire qui est arrivé, a-t-il regretté, chiffres à l'appui. La situation ne peut pas continuer comme ça, et il faut (que l'UE) élimine les barrières commerciales (contre nos produits), la plus importante étant celle relative aux certificats d'origine. »
Le Liban est membre de la grande zone arabe de libre-échange depuis 2005, tandis que l'accord de libre-échange avec l'UE, entré en vigueur en 2003, a entraîné une baisse progressive des droits de douane sur les importations, avant leur levée en 2015.
M. Hajj Hassan a également réitéré son opposition à l'adhésion du Liban à l'Organisation mondiale du commerce, « s'il n'y a pas d'étude scientifique (...) qui démontre (...) son impact positif sur l'économie libanaise ».
Appel d'offres mécanique : 4 sociétés encore en course, selon « al-Akhbar »
La première réunion du comité de la direction des adjudications (DDA) chargé d'examiner les plis de l'appel d'offres international pour la modernisation des centres d'inspection mécanique des véhicules a eu lieu le 5 avril, a révélé hier le quotidien al-Akhbar. Contactée par L'Orient-Le Jour, la DDA n'était pas immédiatement joignable pour confirmer ces informations.
Selon le quotidien libanais, les premières réunions du comité ont été consacrées à l'examen des plis d'un point de vue administratif, les aspects technique et financier seront étudiés prochainement.
Six candidatures ont été déposées par des sociétés étrangères qui se sont associées à des sociétés libanaises à cet effet. À l'issue de ce premier examen, deux sociétés (Opus et Supervision Y Control) ont déjà été écartées de l'appel d'offres par la DDA pour des vices de forme en lien avec les exigences du cahier des charges relatives à la présence d'associés libanais dans ces joint-ventures. Les quatre sociétés encore éligibles – Viv Auto, Autospect, Eri, Applus – ont jusqu'au 21 avril pour compléter leurs dossiers respectifs.
La DDA avait décidé mi-janvier de reporter sine die l'examen des plis, qui devait avoir lieu le 17 janvier dernier, pour modifier l'une des clauses du cahier des charges afin de garantir l'égalité des chances entre les candidats.
Le Conseil des ministres avait décidé le 8 avril 2015 d'élaborer un cahier des charges pour l'attribution d'un contrat décennal portant sur la gestion et la rénovation des quatre centres existants – à Hadeth, Saïda, Zahlé et Zghorta – et la construction d'une dizaine d'autres.
Dette
Une cour d'appel américaine autorise l'Argentine à payer ses créanciers
L'Argentine va pouvoir retourner sur les marchés financiers internationaux après une décision judiciaire américaine hier confirmant la levée des interdictions imposées au pays en 2012. Cette décision, rendue par une cour d'appel new-yorkaise, va permettre à Buenos Aires de lever dans les prochains jours des fonds auprès des investisseurs institutionnels pour payer ses créanciers, dont les fonds « vautours » avec lesquels il a conclu en février un accord sur la dette héritée de la crise économique de 2001.
Les nouvelles autorités argentines, qui s'apprêtent à lancer une émission obligataire internationale de 12 à 15 milliards de dollars, attendaient ce jugement pour pouvoir lancer cette opération. Une partie de cet argent sera destinée à rembourser 6,5 milliards de dollars aux créanciers de Buenos Aires dont 4,6 milliards aux fonds dits « vautours » qui avaient racheté la dette à prix cassés après la faillite de 2001 et refusaient toute renégociation.
Koweït
La garde nationale contre la grève dans le secteur pétrolier
Le Koweït va déployer la garde nationale pour gérer des installations pétrolières, les employés du secteur ayant décidé de se mettre en grève à partir de dimanche pour raisons salariales, selon un quotidien local. Ce déploiement devait débuter hier sur certains sites de production d'hydrocarbures dans le sud de l'émirat, a expliqué le quotidien indépendant al-Raï citant des sources anonymes. Selon ce média, la production de pétrole du Koweït de trois millions de barils par jour pourrait baisser de près d'un tiers si le syndicat des employés se met effectivement en grève, mais les exportations et la vente sur le marché local ne seraient pas affectées car le pays puisera dans ses stocks.
Pour contrer la baisse drastique des prix du pétrole, qui pèse lourdement sur le budget de ce petit pays du Golfe riche en hydrocarbures, les autorités koweïtiennes ont annoncé ces derniers mois une série de mesures d'austérité.
Le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a déclaré hier qu'il souhaitait que les accords commerciaux existant avec l'Union européenne (UE) et les pays arabes soient revus afin de réduire le déficit commercial, qui a atteint 15 milliards de dollars en 2015.S'exprimant lors d'une conférence organisée par l'Université libanaise, le ministre a déclaré « ne pas vouloir annuler les accords existants » mais « reconsidérer certains points afin de corriger le déséquilibre dans les échanges commerciaux », causés par ces accords.« (Nos partenaires) nous ont promis que leurs marchés seraient ouverts à nos produits. Mais c'est le contraire qui est arrivé, a-t-il regretté, chiffres à l'appui. La situation ne peut pas continuer comme ça, et il faut (que...

