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Moyen Orient et Monde - Irak

Près de 3 000 familles déplacées reviennent à Ramadi

Un expert en armement de l'EI tué par un drone.

Des forces de sécurité irakiennes posant avec un drapeau de l’État islamique (EI) à Hit après avoir repris la ville aux jihadistes. Reuters/Stringer

La population déplacée de Ramadi a commencé à se réinstaller dans la ville de l'ouest de l'Irak, reprise par l'armée aux jihadistes de l'État islamique (EI) en décembre dernier, rapportent les autorités locales.
Environ 3 000 familles sont revenues depuis samedi dans les quartiers de la ville, débarrassés des mines et explosifs laissés par l'EI, a déclaré le gouverneur de la ville, Hameed Dulaymi.
Les habitants se servent pour l'instant de générateurs car le réseau électrique de la ville n'a pas encore été réparé. L'eau est pompée dans l'Euphrate.
La reconquête de Ramadi, capitale provinciale d'al-Anbar, à une centaine de km à l'ouest de Bagdad, a constitué le premier succès majeur de l'armée régulière irakienne depuis sa débâcle face à l'offensive de l'EI dans le nord et l'ouest du pays, il y a deux ans environ.
En outre, des responsables irakiens ont démenti hier la libération de prisonniers retenus par l'EI à Hit, affirmant que seules des familles avaient été évacuées de cette ville de l'ouest de l'Irak que les forces gouvernementales tentent de reprendre aux jihadistes.
Samedi, un colonel de l'armée irakienne ainsi qu'un responsable de la province occidentale d'al-Anbar avaient affirmé que les forces irakiennes avaient découvert une prison souterraine lors de leur avancée pour reprendre aux jihadistes la ville de Hit. Selon eux, les 1 500 personnes détenues avaient été libérées.
Mais, dimanche, le commandant de l'armée responsable pour cette zone, le général Ali Ibrahim Daboun, a démenti ces informations, indiquant qu'aucune prison n'avait été découverte et que seuls des civils avaient été « évacués » de Hit.
Par ailleurs, un expert en armement de l'EI, soupçonné d'être impliqué dans une attaque qui avait causé la mort d'un marine américain, a été tué par un drone en Irak, a indiqué hier un porte-parole de la coalition internationale anti-EI. « Il y a quelques heures, nous avons tué un membre de l'EI soupçonné d'être responsable de l'attaque à la roquette qui a entraîné la mort du sergent Cardin », a déclaré à Bagdad le colonel Steve Warren, porte-parole de la coalition antijihadistes sous commandement américain.
Le sergent américain Louis Cardin avait été tué le mois dernier par une attaque à la roquette de l'EI, qui avait également blessé huit marines sur une base dans la région de Makhmour, dans le nord de l'Irak.
Selon M. Warren, l'expert de l'EI tué par la coalition, Jasim Khadijah, « était un ancien officier irakien ». Il était « un expert en roquettes, il contrôlait apparemment (...) ces attaques », a déclaré M. Warren, ajoutant que la frappe a également tué cinq autres combattants de l'EI et détruit un drone et deux véhicules.

(Source : agences)

La population déplacée de Ramadi a commencé à se réinstaller dans la ville de l'ouest de l'Irak, reprise par l'armée aux jihadistes de l'État islamique (EI) en décembre dernier, rapportent les autorités locales.Environ 3 000 familles sont revenues depuis samedi dans les quartiers de la ville, débarrassés des mines et explosifs laissés par l'EI, a déclaré le gouverneur de la ville, Hameed Dulaymi.Les habitants se servent pour l'instant de générateurs car le réseau électrique de la ville n'a pas encore été réparé. L'eau est pompée dans l'Euphrate.La reconquête de Ramadi, capitale provinciale d'al-Anbar, à une centaine de km à l'ouest de Bagdad, a constitué le premier succès majeur de l'armée régulière irakienne depuis sa débâcle face à l'offensive de l'EI dans le nord et l'ouest du pays, il y a deux ans...
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