Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le chef d’état-major Gadi Eisenkot et le ministre de la Défense Moshé Yaalon le 20 octobre 2015, près de la bande de Gaza. Haim Horenstein/AFP
Le chef d'état-major israélien, le général Gadi Eisenkot, a appelé hier les soldats à agir de « façon mesurée » suite au scandale provoqué par un militaire accusé d'avoir achevé un assaillant palestinien blessé et à terre. « Dans toute situation, nous devons agir de façon professionnelle en recourant à la force de façon mesurée et équilibrée afin de rester fidèles à nos valeurs », a affirmé le chef d'état-major dans une lettre ouverte, diffusée par l'armée. « Nous n'hésiterons pas à demander des comptes aux soldats et officiers qui ne respecteraient pas les critères opérationnels et moraux qui nous guident dans nos actions », a-t-il prévenu. La lettre ne donne cependant aucune précision sur d'éventuels changements des règles d'engagement, autrement dit les consignes de tirs données aux soldats. Des activistes d'extrême droite et des députés d'opposition ont dénoncé le chef d'état-major, le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Moshé Yaalon accusés de ne pas avoir soutenu ce soldat présenté comme une victime d'un « lynchage médiatique ». Plusieurs ministres ont également émis des critiques sur ce thème. Le soldat israélien, qui a abattu d'une balle dans la tête un Palestinien, au sol, criblé de balles, après avoir participé à une attaque au couteau contre des soldats israéliens le 24 mars à Hébron, a comparu mardi devant une cour militaire, devant laquelle des dizaines de personnes lui ont manifesté leur soutien. Sa détention a été prorogée jusqu'à jeudi. Son cas a suscité une querelle enflammée parmi les Israéliens, entre ceux qui professent le respect par l'armée d'une certaine éthique et ceux qui défendent le soldat en invoquant les attaques palestiniennes quasiment quotidiennes.
(Source : AFP)

