La croissance économique des États-Unis a ralenti au quatrième trimestre, mais pas autant qu'annoncé lors d'une précédente estimation, des dépenses de consommation plus dynamiques qu'on ne le pensait ayant compensé l'impact négatif du processus de déstockage des entreprises. Le PIB a augmenté de 1,4 % annualisé, en troisième et dernière estimation, alors que la précédente estimation donnait une croissance de 1,0 %, a annoncé le département du Commerce vendredi.
La toute première estimation ne donnait qu'une croissance de 0,7 %, après 2,0 % au troisième trimestre et 2,4 % pour l'ensemble de 2015. Les économistes attendaient une croissance non révisée au dernier trimestre de 2015, de 1,0 %.
Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l'activité économique des États-Unis, ont augmenté de 2,4 %, au lieu des 2,0 % annoncés le mois dernier, en raison d'une consommation plus forte qu'estimé auparavant dans les services. Cette vigueur des dépenses de consommation est apte à apaiser les craintes de récession, lesquelles avaient provoqué une déroute boursière en début d'année. Ceci, couplé à un marché de l'emploi dynamique et à une inflation en hausse, plaide pour une remontée progressive des taux d'intérêt de la part de la Réserve fédérale américaine cette année.
Un marché de l'emploi tendu, qui permet des augmentations salariales régulières, et la hausse des prix immobiliers soutiennent la consommation, tout comme la baisse des prix de l'essence.
Toutefois, avec le ralentissement de la hausse du dollar depuis le début de l'année et le rebond des cours du pétrole, les bénéfices des sociétés sont attendus en hausse, ce qui devrait contribuer à soutenir la croissance de l'emploi.
Le dollar a réagi en très légère hausse face à un panier de devises à cet indicateur. Wall Street et le marché obligataire sont fermés pour le vendredi saint.
Cet article est réalisé par Fidus

