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Lifestyle - Liban Pop

Michel (Abou Sleiman) qui rit, Michel qui gronde...

Par ses interventions percutantes, il a contribué au succès de l'émission « Talk of the Town » sur la MTV, aux côtés de la belle Mona Abou Hamzeh. Depuis, ce pince-sans-rire est devenu une vedette incontournable du petit écran.

Michel Abou Sleiman. Photo Michel Sayegh

S'il fallait déterminer ce qui fait la singularité de Michel Abou Sleiman, ce serait incontestablement la fulgurance de sa répartie. Invitez-le sur n'importe quel plateau de télévision, il balancera à ses interlocuteurs vannes et répliques du tac au tac, avec un flegme et une facilité déconcertants.
Cette vivacité d'esprit a pavé la voie du petit garçon farceur qu'il était vers la notoriété. «Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours fait le pitre. J'ai toujours aimé faire rire mes copains, mon professeur, mes parents, ma famille... Amuser les gens, arracher un sourire aux personnes tristes ou affligées... Je crois que c'est ma vocation, la tâche que m'a assignée le bon Dieu», soutient ce joyeux drille qui a débuté sur scène à l'âge de 12 ans, dans une pièce jouée au bénéfice de la paroisse du village. «Puis, à 16 ans, poursuit-il, avec ma sœur et quelques potes, nous avons formé une petite troupe qui baladait ses spectacles dans les environs de Aïn el-Remmaneh, où nous avons grandi.» Mais c'est à 19 ans, en 1980, qu'il se produit pour la première fois en tant que professionnel aux côtés de Karim Abou Chacra. «Il a été, pour moi, un maître, une école d'improvisation.»

 

Il fait parler la ville et danse avec les stars...
Comédien, chansonnier, doubleur de films, humoriste, animateur d'émissions télé, Michel Abou Sleiman a, en 36 ans de carrière, porté plus d'une casquette dans le milieu de l'audiovisuel. Mais c'est Hadith al-Balad (ou Talk of the Town), qu'il a animé durant 6 ans auprès de Mona Abou Hamzeh, qui lui a vraiment apporté la notoriété et l'affection du public. Une popularité qui s'est largement manifestée lors de sa participation à Dancing with the Stars. «Bien que je n'ai pas été un formidable danseur, j'ai recueilli à moi seul près de la moitié du vote des téléspectateurs», affirme-t-il, sans cacher sa satisfaction. Du coup, boosté par ces succès, il montera sur tous les fronts et... toutes les chaînes, passant successivement de la MTV à la Future (il a présenté l'été dernier son propre talk-show Mood men el-dehek), puis à la OTV (où il interprète le personnage d'Abou el-Abed dans une capsule de 3 minutes avant le journal) et peut-être bientôt sur la LBCI (il tourne actuellement une émission pilote). Par ailleurs, en véritable artiste pluridisciplinaire, il anime depuis le début du mois une matinale chaque mardi sur radio Aghani, répète une pièce bientôt à l'affiche du Playroom et s'investit pleinement dans son rôle de coach et directeur d'acteurs dans Tripoliyat, le spectacle que présentent les jeunes Tripolitains soutenus par l'ONG March. «C'est une sorte de comédie sociale qui s'inscrit dans la prolongation de Love and War On the Rooftop avec, cette fois, des sketches écrits par les comédiens eux-mêmes. Lesquels tournent en dérision l'amertume de leur quotidien. «C'est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Je suis heureux de contribuer à sortir ne serait-ce que quelques gamins de l'univers des armes et de la violence», soutient ce chrétien engagé... Notamment contre la guerre et la misère grandissante de ses compatriotes. «Au début des événements, comme beaucoup de jeunes de Aïn el-Remmaneh, j'ai dû prendre les armes pour protéger ma mère et ma sœur. J'ai été blessé à trois reprises, j'ai perdu des amis au combat et j'en ai d'autres qui sont devenus handicapés. Ces moments ne doivent plus se reproduire. Je ne veux plus que les barons de la guerre, leurs fils et leurs beaux-fils continuent à nous gouverner et, pire encore, à régir l'avenir de nos enfants. Parce que je crois profondément que les faiseurs de guerre ne peuvent pas être des faiseurs de paix», s'enflamme-t-il.

 

Du rire à l'exaspération...
On connaissait le «Michel qui rit» des scènes de théâtre et plateaux télévisés. On a découvert le «Michel qui gronde» lors des manifestations de l'été dernier. Rendu furieux par les images retransmises en direct des jeunes manifestants se faisant tabasser par les forces de l'ordre, il s'était dirigé illico vers le centre-ville pour fustiger ces derniers et témoigner de sa colère. Depuis, il n'en finit pas de fulminer, Michel Abou Sleiman, contre toute cette poubelle qui nous entoure, au sens propre comme au figuré. «Ce que nous subissons est aussi de notre faute à nous, Libanais. C'est nous qui avons donné le pouvoir à cette bande d'escrocs. Et maintenant on a beau jeu de les traiter de voleurs. En fait, si seulement ils pouvaient voler un peu moins...»
D'ailleurs, cet amoureux du Liban, qui «rêve de pouvoir dresser une tente et nager en toute liberté à Naqoura» et qui construit une maison dans son village natal près de Deir el-Qamar, a pris la résolution de quitter le pays si la situation ne s'arrange pas d'ici à cinq ans. «Dans ce cas, je vendrai mes biens et j'irai m'installer aux États-Unis», confie-t-il en conclusion. Il y emportera sans doute parmi ses meilleurs souvenirs: «Mon premier film al-Marmoura avec Melhem Barakat en 1983; les scènes de tournage en 1986 de Ayam el-Loulou avec Sabah; les rires partagés du groupe de doublage de films au début des années 90; ceux des stand up Comedy Night avec Mario Bassil et, par-dessus tout, l'amour du public...»

S'il fallait déterminer ce qui fait la singularité de Michel Abou Sleiman, ce serait incontestablement la fulgurance de sa répartie. Invitez-le sur n'importe quel plateau de télévision, il balancera à ses interlocuteurs vannes et répliques du tac au tac, avec un flegme et une facilité déconcertants.Cette vivacité d'esprit a pavé la voie du petit garçon farceur qu'il était vers la notoriété. «Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours fait le pitre. J'ai toujours aimé faire rire mes copains, mon professeur, mes parents, ma famille... Amuser les gens, arracher un sourire aux personnes tristes ou affligées... Je crois que c'est ma vocation, la tâche que m'a assignée le bon Dieu», soutient ce joyeux drille qui a débuté sur scène à l'âge de 12 ans, dans une pièce jouée au bénéfice de la paroisse du village....
commentaires (1)

tres sympa le type, des reparties ultra rapides et visant la grande majorite des fois juste. jamais blessant. et qui a le courage de reconnaitre que tout nos politiciens sont pourri

George Khoury

09 h 26, le 25 mars 2016

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Commentaires (1)

  • tres sympa le type, des reparties ultra rapides et visant la grande majorite des fois juste. jamais blessant. et qui a le courage de reconnaitre que tout nos politiciens sont pourri

    George Khoury

    09 h 26, le 25 mars 2016

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