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Liban - Crise Des Déchets

Tractations de dernière minute en vue de la mise en application du plan des décharges

La mise en application du dernier plan gouvernemental en date pour la sortie de crise des déchets, qui repose sur la création de deux grandes décharges côtières à Bourj Hammoud et à Choueifate (Costa Brava), attendait hier la décision du parti Tachnag, qui se réunissait jusque tard en soirée pour décider de la procédure à suivre. Le député Hagop Pakradounian devait être également reçu par le Premier ministre Tammam Salam en soirée.
Dans le cadre de ce plan prévu pour une durée de quatre ans, la construction des deux décharges implique celle d'un brise-lames en mer, et devrait déboucher sur le remblayage de grandes superficies. L'une d'elles s'étend sur deux municipalités, celle de Bourj Hammoud et de Sad el-Bauchrié, et la seconde concerne la seule municipalité de Choueifate. Le Conseil des ministres a consenti des incitations financières de l'ordre de huit millions de dollars par an et par municipalité. Celles-ci devraient également obtenir un droit d'investissement dans les terrains gagnés sur la mer.
Du côté de Choueifate, la colère grondait toujours hier. La municipalité a démenti dans un communiqué avoir demandé un droit d'investissement dans les terrains remblayés au Costa Brava, assurant n'avoir jamais été consultée à ce propos et affirmant être hostile à l'établissement de toute décharge dans son périmètre.

« Corruption et gaspillage »
De son côté, la société civile poursuit sa campagne contre ce nouveau plan. Le collectif « Nous réclamons des comptes » a affirmé, dans une conférence de presse, qu'il prépare, en collaboration avec les autres factions, « des mesures qui surprendront les autorités insensibles aux intérêts de la population, afin de faire face à la corruption et protéger la santé des Libanais ». Il s'est demandé pourquoi les fonds des municipalités n'ont pas été débloqués, assurant que les huit millions pour les municipalités accueillant des décharges sont « des pots-de-vin » plutôt que des « incitations ».
Le porte-parole du collectif, Georges Azar, s'est demandé pourquoi les autorités ne prennent pas en compte les avis donnés par les environnementalistes et les experts, et si les incinérateurs seront autorisés dans les municipalités sans le contrôle nécessaire. Il s'est enfin insurgé contre le recours, pour l'application de ce plan, à Sukleen et Sukomi, des compagnies qui font l'objet de poursuites par le parquet financier, déplorant que « les autorités continuent d'empiéter sur les biens-fonds maritimes et d'exposer le littoral aux menaces de pollution ».
Pour sa part, le Mouvement écologique libanais (LEM), un rassemblement d'ONG, a estimé que les autorités « ont noyé la population dans les déchets durant huit mois afin qu'elle accepte les solutions non environnementales qui respirent la corruption et le gaspillage ». Pour le LEM, « ce plan est un projet de remblayage de la mer et de contrôle du littoral de manière illégale et contraire à l'esprit de la Convention de Barcelone ». « Le pire, c'est que ce plan mènera vers des marchés douteux pour l'installation des incinérateurs, une preuve, s'il en est, de la corruption », poursuit le communiqué.
Le LEM insiste sur le coût du projet qui s'élèverait à 100 millions de dollars, et qui n'englobe qu'une partie des déchets, ceux de Beyrouth et du Mont-Liban seulement, rappelant qu'il a présenté un plan dont le coût ne dépasserait pas la somme précitée, et qui aurait constitué une « solution globale, environnementale et facile à appliquer ».

La mise en application du dernier plan gouvernemental en date pour la sortie de crise des déchets, qui repose sur la création de deux grandes décharges côtières à Bourj Hammoud et à Choueifate (Costa Brava), attendait hier la décision du parti Tachnag, qui se réunissait jusque tard en soirée pour décider de la procédure à suivre. Le député Hagop Pakradounian devait être également reçu par le Premier ministre Tammam Salam en soirée.Dans le cadre de ce plan prévu pour une durée de quatre ans, la construction des deux décharges implique celle d'un brise-lames en mer, et devrait déboucher sur le remblayage de grandes superficies. L'une d'elles s'étend sur deux municipalités, celle de Bourj Hammoud et de Sad el-Bauchrié, et la seconde concerne la seule municipalité de Choueifate. Le Conseil des ministres a consenti...
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La solution ne viendra que du citoyen lui-même en commençant à trier ses propres déchets chez lui. Déjà cela réduira le volume aux non recyclables. C'est déjà la moitié de la solution. En plus, en enlevant la matière à fort pouvoir calorifique (papier, carton, plastique...), l'incinération sera plus chère et donc peu attractive pour les investisseurs. Aide-toi, Dieu t'aidera.

PPZZ58

20 h 47, le 17 mars 2016

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Commentaires (1)

  • La solution ne viendra que du citoyen lui-même en commençant à trier ses propres déchets chez lui. Déjà cela réduira le volume aux non recyclables. C'est déjà la moitié de la solution. En plus, en enlevant la matière à fort pouvoir calorifique (papier, carton, plastique...), l'incinération sera plus chère et donc peu attractive pour les investisseurs. Aide-toi, Dieu t'aidera.

    PPZZ58

    20 h 47, le 17 mars 2016

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