La Réserve fédérale a maintenu mercredi ses taux d'intérêt inchangés, comme attendu, mais a laissé entendre que la croissance économique modérée et le dynamisme du marché du travail aux États-Unis pourraient lui permettre de reprendre le resserrement de sa politique monétaire dans le courant de l'année. La Banque centrale américaine a toutefois noté que l'économie et les marchés restaient exposés à des risques liés aux incertitudes mondiales, même si les nouvelles projections économiques de ses responsables montrent qu'ils anticipent deux relèvements de taux d'ici à la fin décembre. La présidente de la Fed, Janet Yellen, a salué la résistance de l'économie américaine dans un contexte global toujours tendu, mais elle a dit vouloir attendre une confirmation de la récente remontée de l'inflation de base aux États-Unis ainsi que de la poursuite de l'amélioration sur le front de l'emploi. L'institution prévoit donc désormais deux hausses cette année et non plus quatre, ce qui était son objectif lorsqu'elle a relevé les taux pour la première fois depuis près de dix ans, en décembre dernier. Le dollar a baissé à la fois contre l'euro et le yen après l'annonce des décisions de la Fed. La Bourse de New York, qui évoluait proche de l'équilibre, s'est orientée en hausse modérée. La Fed s'était montrée particulièrement prudente lors de sa précédente réunion de politique monétaire, en janvier, dans un contexte de tourmente sur les marchés financiers, de chute des cours du pétrole et de baisse des prévisions d'inflation. Le climat s'est apaisé depuis, mais la Fed ne s'emballe pas, comme en témoigne l'abaissement, mercredi, de son objectif de taux d'intérêt à long terme, de 3,5 % à 3,3 %. La Fed a également revu à la baisse sa prévision de croissance de l'économie américaine, à 2,2 % contre 2,4 %, et sa prévision d'inflation, à 1,2 % contre 1,6 %. Elle voit cependant les prix remonter ensuite pour s'approcher de son objectif à moyen terme d'une inflation à 2 %. La banque centrale continue de prédire que le taux de chômage tombera à 4,7 % d'ici à la fin de l'année et continuera de baisser les deux années suivantes.
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