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Économie - Pétrole

Le pessimisme entourant l’Opep fait rechuter les cours du brut

Le cartel a revu à la baisse ses prévisions de demande, tandis que de nouvelles déclarations iraniennes ont douché les espoirs d'une entente à court terme sur un gel de la production.

Le ministre de l’Énergie russe a indiqué hier qu’une réunion sur le gel des prix n’aurait probablement lieu qu’en avril, tout en confirmant que l’Iran n’était pas prêt pour l’instant à une telle mesure. Mark Ralston/AFP

Les cours du pétrole ont fini en baisse hier sur fond de doutes quant à la volonté des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de participer à une réduction concertée de l'offre.
Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en avril a perdu 1,32 dollar à 37,18 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a plus légèrement baissé, de 86 cents à 39,53 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE).
« Il y a beaucoup d'inquiétudes sur le fait que l'Opep arrive ou non à organiser une réunion », a mis en avant Phil Flynn, de Price Futures Group. Après avoir chuté en début d'année au plus bas depuis 2003 face à la surabondance générale, le marché rebondit depuis février après l'annonce d'un accord de gel de la production entre l'Arabie saoudite, membre dominant de l'Opep, et la Russie, qui lui est extérieure, mais reste sensible au moindre signe venu du cartel, à l'ensemble duquel il espère voir étendu ce consensus. Or « on entend dire qu'une réunion », qui impliquerait l'ensemble de l'Opep et la Russie, « a peu de chance d'avoir lieu ce mois-ci et devrait attendre avril », a noté Matt Smith, de ClipperData. « Les incertitudes persistantes sur une réunion de ce type contribuent une nouvelle fois à faire baisser les cours. »
Plus spécifiquement, le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, a indiqué hier qu'une réunion de ce type n'aurait probablement lieu qu'en avril, tout en confirmant que l'Iran n'était pas prêt pour l'instant à une telle mesure. « La position de l'Iran est qu'il doit d'abord rétablir ses volumes de production d'avant les sanctions, dans le cadre des quotas de l'Opep. Après il pourra se joindre à un gel », a expliqué M. Novak, lors d'une visite à Téhéran, cité par l'agence russe Interfax.
L'Iran, revenu sur le marché pétrolier mondial à la suite de la levée de sanctions sur son programme nucléaire, a en effet donné un coup au marché depuis le week-end à travers des propos de son ministre du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, qui a demandé à ce qu'on laisse son pays « tranquille » tant qu'il n'atteindrait pas une production de 4 millions de barils par jour (bpj), soit un million de plus qu'actuellement.

Renforcement du dollar
Du côté de la demande, les dernières prévisions de l'Opep ne sont pas non plus de bon augure pour les cours puisque le cartel a légèrement revu à la baisse – de 100 000 bpj – ses prévisions concernant les requêtes que lui exprimeront ses clients cette année. « Une nouvelle fois, les cours évoluent en fonction de propos venus de l'Opep », a conclu M. Smith. Par ailleurs le cartel a indiqué dans son rapport mensuel paru hier que sa production avait diminué en février de 175 000 bpj, et ce malgré la levée des sanctions internationales frappant l'Iran.
À cela s'ajoute « un peu de nervosité avant une réunion de la Réserve fédérale (Fed) », qui « pousse les investisseurs à prendre quelques bénéfices après la hausse des cours des dernières semaines », a estimé M. Flynn. Le marché s'attend à ce que la Banque centrale américaine n'apporte aucun changement immédiat à sa politique, mais à la lumière des récentes statistiques américaines, plusieurs analystes anticipent la poursuite du mouvement de hausse des taux de la Fed enclenché en décembre, ce qui profiterait au dollar.
Pour le moment, hier, « le dollar se renforçait un peu et je pense que cela joue légèrement » sur la baisse des cours, qui sont libellés en monnaie américaine et pâtissent donc d'une appréciation du billet vert, a jugé M. Flynn.
Enfin, selon Fawad Razaqzada, de City Index, le marché de l'or noir a souffert « de données sur la production industrielle chinoise plus faibles », qui provoquent des craintes sur la demande du deuxième consommateur de brut au monde après les États-Unis.
(Source : AFP)

Les cours du pétrole ont fini en baisse hier sur fond de doutes quant à la volonté des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de participer à une réduction concertée de l'offre.Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en avril a perdu 1,32 dollar à 37,18 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a plus légèrement baissé, de 86 cents à 39,53 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE).« Il y a beaucoup d'inquiétudes sur le fait que l'Opep arrive ou non à organiser une réunion », a mis en avant Phil Flynn, de Price Futures Group. Après avoir chuté en début d'année au plus bas depuis 2003 face à la surabondance générale, le marché rebondit depuis février après l'annonce d'un...
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