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Moyen Orient et Monde

Barrage de Mossoul : Washington met en garde contre une « catastrophe de proportions gigantesques »

Irak
OLJ
11/03/2016

Les États-Unis ont lancé un appel à une mobilisation internationale pour prévenir une « catastrophe humanitaire de proportions gigantesques » qui pourrait être causée par un effondrement du barrage de Mossoul, deuxième ville du pays, tenue par les jihadistes du groupe État islamique (EI).
Cet immense barrage sur le Tigre, le plus grand d'Irak, présente des risques élevés de rupture car il est construit sur un sol instable. Une rupture du barrage entraînerait une vague énorme qui ravagerait la ville mais inonderait aussi la capitale, Bagdad, à 400 kilomètres plus au sud. Au total, la catastrophe pourrait affecter jusqu'à 1,5 million de personnes.
Après avoir présidé une réunion avec l'ambassadeur d'Irak à l'Onu, Mohammad al-Hakim, au cours de laquelle elle a été informée de la situation, l'ambassadrice des États-Unis, Samantha Power, a appelé tous les membres de l'Onu à prendre des mesures pour prévenir une telle catastrophe. « Il est essentiel que tous les membres de l'Onu soient rapidement informés de l'importance du problème et de la nécessité d'être prêts à empêcher une catastrophe humanitaire de proportions gigantesques », a ensuite déclaré Mme Power dans un communiqué diffusé par la mission américaine à l'Onu. Elle a qualifié de « glaçants » les exposés présentés par des experts techniques, des ingénieurs et des représentants des agences de l'Onu chargées de l'aide et du développement. « En cas de rupture, il existe en certains endroits la possibilité d'une vague pouvant atteindre une hauteur de 14 mètres qui emporterait tout sur son passage », a souligné la diplomate américaine.
Mme Power a déclaré que des réparations devaient être entreprises aussi tôt que possible.

Localité turcomane
Par ailleurs, des centaines d'habitants d'une ville du nord de l'Irak ont bloqué hier une autoroute pour réclamer au gouvernement de bombarder une localité depuis laquelle l'EI a mené une attaque chimique. « Trente mille personnes à Taza sont quotidiennement bombardées et le gouvernement reste silencieux », pouvait-on lire sur une pancarte tenue par un manifestant sur l'autoroute reliant la ville de Kirkouk
à Bagdad. La cité de Taza, au sud de Kirkouk, se trouve dans une zone où sont déployées des forces kurdes et des milices chiites mais elle est également proche de la localité turcomane de Bashir, depuis laquelle l'EI tire régulièrement des projectiles. Selon le maire Hussein Abbas, Taza a été touchée mercredi pendant trois heures par environ 45 roquettes lancées depuis Bashir. Des responsables locaux ont indiqué que du chlore avait été utilisé lors de cette attaque.
(Source : AFP)

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