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Campus - Libre Cours

La francophonie à l’UL : un pont jeté entre Saïda et la France

Photo souvenir prise au terme de l’activité. Une manifestation réussie, ludique et pédagogique, qui, non seulement a permis de célébrer la francophonie, mais a également contribué à souder les liens entre les différents participants.

Mardi 1er mars. Sans quitter le confort de leur campus au Liban-Sud, une quarantaine d'étudiantes du département de langue et de littérature françaises de l'Université libanaise, section 5 (Saïda), ont embarqué dans un merveilleux voyage à destination de Nice, de Toulouse et d'autres régions de France. L'objet de leur excursion : la découverte de la gastronomie française. Mais pas uniquement. À travers l'art culinaire, c'est une partie du patrimoine culturel français, de l'histoire et de la géographie de France que ces jeunes étudiantes ont découverte et partagée avec leurs enseignants et leurs collègues, avec un plaisir contagieux et dans la langue de Molière.
« Pour célébrer la francophonie, nous avons voulu aller au-delà de la langue et raccourcir les distances entre la culture française et nos étudiantes », explique Hasna Bouharfouche, enseignante de français et initiatrice de cette activité. Les enseignantes, notamment Hasna, Ilda Mazraani et Maria Asmar, ont développé un sérieux scénario pédagogique et travaillé différents types d'objectifs : langagiers, culturels et communicatifs. « Nous avons invité nos étudiantes à effectuer de petites recherches sur la cuisine française et à enquêter sur les spécialités des différentes régions de France », poursuit la jeune doctorante en lettres modernes. Les apprenantes ont consigné les résultats de leurs enquêtes sur de grands cartons qu'elles ont joliment illustrés avec de belles images attrayantes et colorées montrant des régions ou des mets français. Des fiches et des dessins qu'elles ont utilisés par la suite pour animer leurs présentations.
L'enseignante de français souligne le double caractère éducatif et ludique de cette manifestation soutenue par l'AUF. Une fois la partie théorique complétée, les jeunes étudiantes en lettres ont retroussé leurs manches, chaussé leurs toques, noué leurs tabliers et concocté chacune une recette française de son choix. L'omelette géante de Toulouse, la choucroute d'Alsace, la galette des rois du nord de la France, la ratatouille de Nice... « Les participantes ont fait preuve de compétences linguistiques, sociologiques et pragmatiques », estime Hasna qui se réjouit que « tout le monde a bénéficié de cette expérience : les étudiantes participantes, en explorant la culture française et en échangeant en français, et les étudiantes invitées en découvrant la cuisine et les occasions festives françaises. »

Célébrer le français... avec tous ses sens
La dégustation, elle, fut une vraie fête des sens. Aux saveurs françaises se sont mêlés des arômes libanais. « Outre les exposés réalisés par les étudiantes et la dégustation des mets qu'elles ont préparés avec grand enthousiasme, nous avons visionné des passages de films français dont un court extrait du film d'animation Ratatouille », précise Hasna. La jeune enseignante, qui dans le cadre de ses études doctorales se penche sur le patrimoine culturel immatériel, insiste sur l'importance de la transmission du savoir lié aux pratiques sociales et aux événements festifs dans la sauvegarde du patrimoine. « Pour découvrir une civilisation, il faut s'intéresser également à l'histoire de sa cuisine. Et c'est-ce que nos étudiantes ont fait », estime-t-elle.
Les étudiantes tirent une grande fierté de leurs présentations animées en français en présence du directeur, du personnel éducatif et de leurs collègues. Elles se réjouissent des apprentissages qu'elles ont réalisés et appellent à multiplier de telles activités. « J'ai beaucoup apprécié cette expérience. La recherche, la cuisine mais surtout les échanges avec les autres étudiantes », lance Fatmé Audi, 18 ans, étudiante en première année de littérature française qui rêve de devenir écrivain.
« Cette activité n'aurait pas vu le jour sans le soutien et l'appui du Bureau des langues avec à sa tête Joseph Chraim, du chef de département de français, Ghazi Ghazayel, du directeur de la faculté, Ali Ftouni, de la coordinatrice, Racha Ghosn, et de l'interlocutrice, Amal Samia », tient à souligner Hasna Bouharfouche. Et de conclure dans un sourire : « Les étudiantes ne regarderont plus les croissants, les quiches, ou la galette des rois de la même manière. »

Mardi 1er mars. Sans quitter le confort de leur campus au Liban-Sud, une quarantaine d'étudiantes du département de langue et de littérature françaises de l'Université libanaise, section 5 (Saïda), ont embarqué dans un merveilleux voyage à destination de Nice, de Toulouse et d'autres régions de France. L'objet de leur excursion : la découverte de la gastronomie française. Mais pas uniquement. À travers l'art culinaire, c'est une partie du patrimoine culturel français, de l'histoire et de la géographie de France que ces jeunes étudiantes ont découverte et partagée avec leurs enseignants et leurs collègues, avec un plaisir contagieux et dans la langue de Molière.« Pour célébrer la francophonie, nous avons voulu aller au-delà de la langue et raccourcir les distances entre la culture française et nos...
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