Alexis Tsipras espère conclure rapidement cette revue des réformes puis discuter avec les créanciers d’un allègement de la dette. Aris Messinis/AFP
La Grèce et ses créanciers internationaux ont repris hier à Athènes leurs discussions sur la situation budgétaire et les réformes économiques et sociales grecques, ravivant l'espoir d'un feu vert avant la fin avril au versement de nouvelles aides financières.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, espère conclure rapidement cette « revue » des réformes prévues par l'accord d'aide conclu l'été dernier, afin de pouvoir entamer des discussions avec les créanciers internationaux de son pays sur un allègement du fardeau de la dette, et montrer ainsi aux Grecs que les sacrifices consentis ces dernières années portent leurs fruits.
Les inspecteurs de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) ont débattu de l'ordre du jour de la revue avec le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, et devaient ensuite rencontrer son collègue du Travail, George Katrougkalos, pour discuter de la réforme des retraites, l'un des points les plus délicats des pourparlers. Les questions budgétaires devraient être abordées aujourd'hui.
Le travail des inspecteurs était interrompu depuis début février en raison de divergences entre créanciers sur l'ampleur de l'effort budgétaire à fournir d'ici à 2018 mais aussi de désaccords avec Athènes sur les retraites et la gestion des créances douteuses.
La question de l'allègement de la dette
La Grèce s'est engagée à réduire les dépenses de retraites de 1 % du produit intérieur brut (PIB) cette année ainsi qu'à dégager un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5 % d'ici à 2018.
Les ministres des Finances de la zone euro ont pris acte cette semaine du fait que la question de l'allègement du fardeau de la dette devrait être bientôt inscrite à l'ordre du jour, tout en rappelant qu'Athènes devait au préalable mettre en oeuvre de nouvelles réformes, notamment sur les retraites.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré s'attendre à ce que la revue en cours soit achevée d'ici à début mai.
« C'est une bonne chose que l'on dispose d'une date butoir pour la revue du plan d'aide mais aussi pour la négociation sur l'allègement de la dette », a dit un responsable gouvernemental à Reuters. Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a annoncé dans la foulée que la zone euro était prête à tenir sa « promesse » d'une discussion sur la gestion de la dette grecque. Le FMI réclame l'allègement de celle-ci pour participer au financement des prêts de 86 milliards d'euros (95 milliards de dollars) promis à Athènes en juillet en échange de nouveaux efforts d'austérité.
(Sources : agences)


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