La joie peut aussi vous briser le cœur
Les joyeux et heureux événements peuvent aussi provoquer une maladie cardiaque, le syndrome du « cœur brisé », classiquement dû à un choc émotionnel intense, comme une rupture amoureuse ou la mort d'un être cher. C'est ce qui ressort d'une étude parue dans le journal de la société européenne de cardiologie, The European Heart Journal.
Les chercheurs ont analysé les données concernant 485 patients de plusieurs pays diagnostiqués du syndrome du « cœur brisé » (une cardiomyopathie de stress), appelé aussi « Takotsubo » (TTS), survenu après un choc émotionnel. Ils ont constaté que certains d'entre eux l'avaient développé après un événement heureux ou joyeux. Ils ont surnommé cette variante du cœur brisé le syndrome du « cœur heureux ». Pour les autres patients, l'événement déclencheur était physique, physique et émotionnel combiné ou encore non identifié.
« Nous avons montré que les déclencheurs de TTS peuvent être plus variés qu'on ne le pensait (...). La maladie peut être précédée par des émotions positives aussi », commente la docteure Jelena Ghadri de l'hôpital universitaire de Zurich, en Suisse, cosignataire de l'étude.
Le syndrome du cœur brisé, le Takotsubo (ou Tako-tsubo signifiant « piège à poulpe »), qui a été repéré pour la première fois au Japon dans les années 1990, touche surtout les femmes après la ménopause. Dans la forme classique, le ventricule gauche (cavité cardiaque) prend une forme d'amphore, ressemblant à un piège à poulpe.
Pour le Dr Christian Templin, cardiologue à l'hôpital universitaire de Zurich, principal auteur de ce travail, d'autres recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes exacts qui sous-tendent les deux variantes de cœur « brisé » et « heureux » du TTS.
Deux gènes liés aux risques cardio-vasculaires
Des chercheurs ont identifié deux gènes dont les altérations peuvent accroître ou réduire les risques cardio-vasculaires, selon une étude menée à partir de données génétiques provenant de plus de 190 000 personnes, publiée dans la revue américaine New England Journal of Medicine.
« Nos résultats confortent l'idée que des thérapies agissant sur un mécanisme majeur régulant les triglycérides, des graisses, devraient aider à empêcher la formation de plaques dans les artères et protéger contre le risque d'infarctus », explique le Dr Nathan Stitziel, professeur de médecine et de génétique à la faculté de médecine de l'Université Washington à St-Louis, un des principaux auteurs de ces travaux.
Pour aider à découvrir des molécules permettant d'agir sur ces gènes, les chercheurs ont analysé les données génétiques de patients souffrant de maladies coronariennes et d'autres en bonne santé. Ils ont scruté 220 000 variantes génétiques qui altèrent des protéines pour déterminer celles qui agissent sur le risque cardio-vasculaire.
Dans le cadre de cette étude, les auteurs ont pu aussi confirmer le rôle de gènes déjà connus pour conférer une protection ou créer une vulnérabilité cardio-vasculaire, et ils ont identifié ces deux nouveaux gènes-clés, baptisés ANGPTL4 et SVEP1.
Des anomalies rares dans le gène ANGPTL4 sont liées à une baisse du risque de pathologie des artères coronaires, qui varie de 14 % avec une faible altération à 50 % quand une copie entière de ce gène est mise hors service. Ce gène est connu depuis longtemps pour agir sur les triglycérides, dont les niveaux dans le sang sont considérés comme un marqueur de risque cardio-vasculaire.
L'autre gène, SVEP1, montre une corrélation opposée quand une rare altération accroît le risque de maladie cardio-vasculaire de 14 %.
Cette découverte semble confirmer que des taux élevés de triglycérides accroissent le risque de maladie coronarienne. Les chercheurs pensaient qu'une trop forte concentration de ces graisses pourrait aussi être le signe d'une pathologie cardio-vasculaire, mais pas une cause.
Fruits moins chers et sodas plus chers pour réduire la mortalité cardio-vasculaire
Une réduction de 10 % du prix des fruits et légumes combinée à une hausse équivalente des sodas pourrait éviter un nombre important de décès dus aux maladies cardio-vasculaires aux États-Unis, selon une étude présentée récemment à la conférence de l'American Heart Association sur l'épidémiologie et le mode de vie.
« Modifier son régime alimentaire peut être difficile, mais des changements sur le marché pourraient permettre d'y parvenir avec des effets importants sur la santé cardio-vasculaire », explique le Dr Thomas Gaziano, professeur à la faculté de santé publique de l'Université Harvard.
Selon les chercheurs, une baisse de 10 % du prix des fruits et légumes pourrait réduire de 1,2 % la mortalité cardio-vasculaire dans les cinq ans et de près de 2 % sur vingt ans, avec une diminution de 2,6 % des infarctus et de 4 % des accidents vasculaires cérébraux. De plus, à elle seule, une hausse de 10 % du prix des sodas et autres boissons sucrées pourrait diminuer de près de 0,1 % les décès cardio-vasculaires sur cinq ans et de 0,12 % sur vingt ans. Les cas de diabète pourraient aussi baisser de 0,2 % sur cinq ans et de 0,7 % sur vingt ans.
Ces deux évolutions tarifaires combinées permettraient d'empêcher d'ici à 2035 quelque 515 000 décès résultant de pathologies cardio-vasculaires ainsi qu'environ 675 000 crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux non mortels aux États-Unis.
Ces travaux montrent qu'il faut agir sur le prix des produits alimentaires tout en l'associant à « une taxe modeste sur les ventes et à des subventions publiques pour mieux représenter les coûts réels des aliments pour la santé et la société », a relevé le Dr Dariush Mozaffarian, de l'Université Tufts.
(Source : AFP)
Les joyeux et heureux événements peuvent aussi provoquer une maladie cardiaque, le syndrome du « cœur brisé », classiquement dû à un choc émotionnel intense, comme une rupture amoureuse ou la mort d'un être cher. C'est ce qui ressort d'une étude parue dans le journal de la société européenne de cardiologie, The European Heart Journal.Les chercheurs ont analysé les données concernant 485 patients de plusieurs pays diagnostiqués du syndrome du « cœur brisé » (une cardiomyopathie de stress), appelé aussi « Takotsubo » (TTS), survenu après un choc émotionnel. Ils ont constaté que certains d'entre eux l'avaient développé après un événement heureux ou joyeux. Ils ont surnommé cette variante du cœur brisé le syndrome du « cœur heureux ». Pour les autres...


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