Dossier spécial orientation professionnelle

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Entre mode et arts visuels, l’Alba poursuit son rayonnement culturel et artistique

Deux nouveaux cursus s'invitent dans la grande famille des métiers de l'art à l'Académie libanaise des beaux-Arts : l'École de mode, en partenariat avec l'Ensav-La Cambre Mode(s) et le parrainage de Rabih Keyrouz ; l'École des arts visuels et son nouveau directeur depuis septembre 2015.

23/03/2016

1) L'École de mode

En septembre 2016, l'Alba lancera son École de mode. « Nous avons d'excellents couturiers libanais célèbres localement et internationalement, mais il n'y a pas encore une véritable école libanaise de la mode, qui fédèrerait l'immensité et la multiplicité des talents libanais, affirme Isabelle Eddé, responsable du département de communication à l'Alba. Aujourd'hui, grâce à notre partenariat avec la prestigieuse section Stylisme et Création de mode de l'Ensav-La Cambre, à Bruxelles, et avec le parrainage de Rabih Keyrouz, styliste et créateur libanais de renom, l'Alba est parée pour donner son identité et sa particularité libanaise à la mode ».

 

Quel « plus » apportera cette formation aux étudiants ?
À l'Alba, nous sommes convaincus que l'on ne peut pas devenir styliste en étant uniquement focalisé sur la couture ou la technique pure. Il faut assimiler également une culture plus générale que l'on ne peut acquérir qu'à partir des matières théoriques. Or l'avantage de nos étudiants, c'est qu'ils sont confrontés au sein même de l'Alba à plusieurs autres écoles : architecture, design, cinéma, arts visuels, photographie. Ils vont pouvoir intégrer ces cours, profiter de cette diversité d'apports culturels et artistiques et de ce savoir théorique, qui seront essentiels pour nourrir leur projet artistique de mode. Leurs cours seront répartis sur 5 jours/semaine, 3 journées à l'atelier pour apprendre à façonner la matière, perfectionner les techniques de coupe, et 2 autres jours consacrés a l'enseignement théorique.
Cette licence de trois ans, qui est reconnue à l'échelle locale (les diplômes sont délivrés par le ministère libanais de l'Enseignement supérieur) et internationale, leur permettra d'entreprendre leur master dans n'importe quelle école de mode à l'étranger.

 

Quels avantages apporte votre partenariat avec la section Stylisme et Création de mode(s) de l'Ensav-La Cambre ?
Tony Delcampe, directeur de la section stylisme et création de mode(s) de La Cambre, est le coordinateur de l'École de mode au Liban. Il y fera des séjours réguliers pour assurer le transfert de compétences pédagogiques, valider de la qualité et la conformité de l'enseignement, recruter les étudiants, assister aux jurys. Les professeurs de La Cambre viendront régulièrement au Liban, surtout pour enseigner les techniques de couture dans les ateliers auprès du corps professoral. L'enseignement théorique sera assuré par les enseignants de l'Alba : histoire de l'art, histoire du costume, dessins, croquis, photographie, illustration, etc. Les professeurs de l'Alba iront également une à deux fois par an à La Cambre pour y suivre des séminaires de formation.
Dernier point important de ce partenariat : nos étudiants sont appelés à faire défiler leurs réalisations en fin d'année aux côtés de leurs camarades de La Cambre, lors du défilé de mode très professionnel qu'organise chaque année cette grande école à Bruxelles. Une expérience unique et très enrichissante !

 

2) À L'École des arts visuels de l'Alba, c'est la pensée qui provoque l'art


Depuis septembre 2015, l'École des arts visuels de l'Alba – Université de Balamand s'est dotée d'un nouveau directeur, le penseur et artiste Jalal Toufic, et d'un nouveau programme qui renforce la connexion de l'art et de la pensée, de l'art donnant à penser et de la pensée provoquant de l'art.
L'École offre deux formations de niveau licence et master. Contrairement aux anciens cursus, les cours sont pensés de façon à ne plus séparer la théorie de la pratique. Durant ses trois années de licence, l'étudiant va tout d'abord être exposé à différents supports : la peinture, la sculpture, l'art vidéo, l'installation, les techniques d'impression... Il va explorer chacun d'eux et choisir celui ou ceux qui correspondent le plus à ses propres affinités pour créer et exprimer ses idées. Certains cours dans le cursus sont des « réintroductions », par exemple à la peinture ou à la photographie. Ils consistent à « désapprendre » ce que l'étudiant suppose que la peinture ou la photographie est.

 

Quelles compétences doit avoir l'étudiant pour réussir ?
Les compétences sont très variables d'un étudiant à un autre. Avoir de bonnes notes – scolaires pour la licence, universitaires pour le master – et passer un test de français (niveau DELF – B2) et d'anglais sont les conditions préalables pour intégrer le cursus. Mais c'est surtout l'entrevue durant laquelle l'étudiant présente un portfolio de ses travaux (peintures, photographies, dessins, vidéos...) qui sera la plus déterminante.

 

Quel « plus » apporte ce nouveau cursus  aux étudiants ?
Grâce au nouveau corps enseignant composé d'artistes libanais connus tel que Ali Cherri, Lamia Joreige, Ghassan Salhab et Tamara al-Samerraei, et aux artistes invités – pour cette année Fadia Haddad, Samir Sayegh, Rania Stephan et Akram Zaatari – et grâce aux cours bilingues, donnés en français et en anglais, les étudiants seront en mesure d'interagir facilement et de manière fructueuse avec leurs pairs à Berlin, en Chine, en Corée, à Londres ou à Istanbul. Grâce aux divers stages et workshops entrepris dans le pays et à l'étranger à travers un réseau important de partenariats, notamment avec l'École nationale supérieure des Beaux-Arts (Ensba) – Paris, les étudiants sont parés pour intégrer brillamment les différentes sphères de la création artistique, au Liban et dans le monde. Certains cours de l'École sont ouverts gratuitement au public. Pour l'année 2015-16, le séminaire « Pensée provoquant de l'art », donné par Jalal Toufic, reçoit des auditeurs libres, après accord de l'enseignant. Une exposition des travaux des étudiants qui ont obtenu leur licence ou master est organisée annuellement suite aux jurys, composés pour l'essentiel d'artistes, de curateurs et de chercheurs, et sous la présidence du délégué du ministère de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur. Une série de conférences publiques est également organisée par l'École des arts visuels.

 

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